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InTheBlob

ce truc est mon blog.. qui l'eut cru!
il contient :
- des trucs et des n'importe-quoi dans la catégorie En Folie,
- des photos et des dessins dans In Plano
- des articles de lecture dans les différents In Folio
- des amusements littéraires dans In Quarto
- des articles sur la musique dans In Octavo
- des recettes de cuisine dans In Douze (parce que midi, c'est l'heure !)
- des articles de cinéma dans In Seize (Neuvième)
- des articles de science et de fiction dans In Dix-Huit (parce que c'est le format suivant)

Voilà, vous êtes prévenus.

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Dimanche 15 novembre 2009
Ce roman est un récit auto-biographique, rédigé par une femme née en 1900 et qui a vécu essentiellement dans les Alpes.
Elle est née à Val des Prés, dans les HAutes-Alpes, près de Briançon. Et elle nous raconte sa vie, qui n'a pas toujours été drôle. Sa mère est morte alors qu'elle était toute petite (4 ans), et elle a été élevée par son père avec ses frères et soeurs. Elle nous décrit la vie de son village alors qu'elle était enfant, la solidarité qui l'animait avec par exemple la cuisson du pain. Elle nous parle de sa famille, des deux guerres qu'elle a traversé et ceux qu'elle a vu mourrir trop tôt. Ses études et ce qu'elle a dû y sacrifier, et plus tard, son métier d'institutrice...
Tout est dit avec des mots simples, des mots vrais.
Par InFolio - Publié dans : In Folio
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Vendredi 13 novembre 2009

Texte créé pour les fanes de carottes, le blogzine de (science) fiction :


Le musée du O


   « Tout le monde a-t-il bien mis son casque ? Vous avez votre lampe de poche, votre trousse de premier secours, vos rations de survie ? »

   Il n’est pas rare que des visiteurs soient venus sans se renseigner. Nous sommes alors obligés de leur refuser l’entrée.

   « Bon, nous pouvons commencer la visite du musée. Suivez-moi. »

   Je conduis le petit groupe devant la porte qui mène à une grande salle obscure.

   « Dans cette première salle, je vous laisse libres d’aller et venir comme bon vous semble. Vous pouvez regarder les photographies, observer les échantillons présentés tout en lisant les panneaux explicatifs. »

   Toujours le même laïus répété de nombreuses fois déjà, trop peut-être. Tout en ouvrant la porte pour les faire entrer, je continue:

   « N’hésitez pas à me poser des questions grâce au micro-casque que nous vous avons installé. Je vous attends dans le sas situé derrière la petite porte à l’autre extrémité de la pièce, près de l’alcôve du gruyère. Quand vous m’aurez rejoint, dans maximum vingt minutes (synchronisez vos montres à mon top – 16h28 - 4, 3, 2, 1, top !), nous passerons à la suite de la visite qui est plus interactive, rassurez-vous. »

   Dans cette visite à frissons, ce début si classique et rébarbatif déçoit souvent : pièces de tissus mangées aux mites ou brûlées par une cigarette, taupinière reconstituée, photo-satellite de la couche d’ozone entourant la planète, colorisée, diffusée sur un écran et réactualisée toutes les minutes. Si nous voulons garder à ce lieu le nom de musée, nous devons conserver cet aspect culturel et pédagogique. Par politesse, ils regardent et lisent les affiches.

   Une fois tous entrés, je referme la porte et emprunte un couloir annexe qui me conduit vers le sas en question. Par le système vidéo, je les regarde déambuler. C’est le panneau des serrures qui souvent fascine le plus les gens. C’est assez étrange cette attirance.

   Quelques lampes sont prudemment allumées, mais moins que d’habitude. Nombreux sont ceux qui se déplacent sans cette aide, allant d’une alcôve faiblement éclairée à l’autre, certains à grandes enjambées, d’autres à petits pas, le nez en l’air ou scrutant le sol. Après, tout est question de chance et de probabilité dans cette salle.

   Cette fois, je n’ai cependant pas de question. Je les sens plus fébriles que d’habitude. Il faut dire que c’est la première séance de la première journée de visite incluant notre nouvelle pièce unique… pour l’instant secrète. Mais il va leur falloir attendre un peu. J’ai l’impression que tous ceux là sont déjà venus. Trop bien équipés dès le départ, ils se sont préparés à tout.

   Comme chaque fois, les vingt minutes écoulées, il me manque au moins un visiteur à la sortie de la salle. Ça fait toujours un peu d’esclandre quand le disparu est venu en couple ou avec des amis. C’est pire quand c’est un enfant, mais quelle idée d’amener des enfants dans ce musée ? Si encore ils pensaient à s’encorder… Mais avec ce public averti, tout se passe bien, aucun commentaire n’est fait à propos du visiteur manquant.

   Dans le sas, je leur explique la suite :

   « Dans cette pièce, il ne s’agit plus seulement de lire et regarder, mais également de participer. N’hésitez pas à me poser des questions grâce au micro-casque. Je vous attends dans le sas situé derrière la porte à l’autre extrémité du couloir dans une heure. Je vous laisse entrer. »

   Et encore une fois, j’ouvre la porte, les laisse s’engager, referme et passe par l’autre couloir pour rejoindre le deuxième sas.

   Le couloir s’ouvre sur plusieurs petites pièces comportant chacune une ou deux attractions. Les visiteurs aiment bien utiliser le composteur, avant d’entrer dans le simulateur d’avion naviguant en pleine tempête.

   Celle avec les deux artistes qui s’insultent, l’un en langue d’oc l’autre en langue d’oïl, est assez pathétique. Par sécurité, nous avons été obligés de les séparer, mais il arrive encore de voir s’envoler une plume d’oie à la pointe effilée à travers la pièce. Là encore, il y a eu des accidents, c’est pour ça, entre autres, que nous conseillons de porter un casque. Si ça ne tenait qu’à nous, nous leur imposerions aussi une armure… Mais il n’est pas bon pour notre image d’effrayer trop les visiteurs, et surtout, ça finirait par les surcharger. Nous limitons l’approvisionnement des poètes à une plume d’oie par jour et nous interdisons aux visiteurs de leur donner un stylo ou un crayon. Nous ne leur fournissons pas non plus de quoi les tailler. Le temps qu’ils passent à la frotter est autant de temps en moins de chamaillerie. Mais malgré tout, la plume de l’un ou de l’autre finit toujours pas voler, assassine, à travers leur local.

   La pièce la plus impressionnante selon moi est celle de la faille spatiale. Elle ouvre un point de vue sur la Dent de Crolles à Grenoble et son célèbre Trou du Glas. Les novices croient parfois qu’il s’agit juste d’une image holographique et essayent de toucher, et il arrive qu’ils s’avancent un peu trop.

   Là encore, souvent des visiteurs manquent à l’appel au bout du couloir... Asphyxies, trépanations et chutes vertigineuses ne sont pas rares. Mais aujourd’hui, les voilà tous bien présents. Agités et fébriles à l’idée qu’ils sont enfin arrivés au dernier sas, celui qui conduit à la nouvelle attraction.

   Je les fais s’aligner le long du mur, ils devront entrer un par un dans la pièce attenante et ouvrir une porte. Je suis juste là pour m’assurer qu’ils n’entrent pas à plusieurs, je dois écouter et après avoir entendu cinq bips je peux laisser passer le suivant. Je ne sais pas avec certitude ce qu’il se passe là-bas derrière. Je sais seulement que des physiciens ont participé à la conception de cette nouvelle pièce du musée. Des entreprises spécialisées dans les basses pressions, la cryogénie et le vide ont été appelées en renfort des équipes construisant le nouveau bâtiment.

   Parmi les guides, on discute un peu. L’un de nous avait une théorie assez effrayante, mais du jour au lendemain il n’est plus venu travailler.

   Je songe de plus en plus sérieusement à me ranger. Outre le danger lié à certains phénomènes aléatoires, je commence à avoir des soucis de mémoire.



Par InFolio - Publié dans : In Quarto
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Mercredi 11 novembre 2009
Par InFolio - Publié dans : In Plano Photo
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Lundi 9 novembre 2009
Film de 2005.

Basé sur la BD "Hellblazer".

Au Mexique, en fouillant le sol, un homme découvre une lance qui, dès qu'il l'a touchée, semble l'ensorceler, mais aussi le renforcer en le protégeant de la mort. Sans rien écouter de plus, l'homme se met en route.
A Los Angeles, une jeune femme, isabel, entend des voix qui la poussent à sauter du toit de l'hopital où elle était interne. Angela Dodson, sa soeur jumelle, refuse de croire à un suicide. Elle est policière et décide de comprendre.
Toujours à Los Angeles, John Constantine, un exorciste, sauve une jeune femme possédée par un démon. Selon lui, cet exorcisme sort de l'ordinaire, ce démon voulait utiliser la femme pour passer dans le monde des humains, e qu'ils ne font pas d'habitude. L'équilibre des forces entre l'Enfer et le Paradis semble en train de se déstabiliser en faveur de l'Enfer.
Croisant leurs enquètes, John et Angela vont finir par collaborer pour chercher ensemble à comprendre ce qu'il se passe.
En toile de fond, la mort annoncée de John, qui fume plus que de raison. Il es atteint d'un cancer des poumons et crache du sang. Or, il est destiné aux Enfers, car il a fait une tentative de suicide dans sa jeunesse.

Ce film est un mélange étonnant. Anges, démons, médiums, exorcistes...
Il a une qualité, le travail impressionant sur la photo. Les images sont peaufinées avec des prises de vues surprenantes et inhabituelles des personnages. Vues de dessus, ralentissement du temps à la manière de matrix, morphisme, accélérations... et des effets spéciaux.
Il a un défaut, son scénario. Je suis restée sur ma faim, certaines choses sont assez invraissemblables.
Moyen, malgré les images et une action assez efficace.
Par InFolio - Publié dans : In Seize
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Samedi 7 novembre 2009

Les robots ont besoin comme les humains de ressentir des émotions. Cela leur permet aussi de mieux vivre en société en adaptant leur comportement en fonction des situations. Par exemple, non seulement la peur mais aussi la douleur sont des émotions particulièrement importantes pour éviter de refaire sans cesse les mêmes erreurs.

 

La souffrance et la douleur chez les robots, dans la fiction ou dans la réalité, si elles s'expriment sont programmées. En effet, un robot peut souffrir : il suffit de créer cet accès à la douleur en mettant les bons capteurs au bon endroit. C'est d’ailleurs très nécessaire à sa protection afin d’adapter son comportement si sa peau est percée ou si l’un de ses moteurs se casse. Un robot sans souffrance a un apprentissage limité des dangers de la vie… tout comme une personne dont les connexions nerveuses défaillantes ne lui donnent pas de sensation de douleur. Elles ont de nombreux problèmes de santé : fractures, brûlures, coupures, hématomes...

 

En pratique, dans notre monde, certains êtres mécaniques sont conçus pour exprimer la douleur pour entraîner les étudiants en médecine, tel le mannequin électronique simulant un accouchement appelé NOELLE [1] [2] qui simule les contractions et exprime la douleur d'une femme ou encore le robot composé d'un visage humain qui va grimacer sous la roulette du dentiste [3]. En science-fiction, on trouve le cas de R2D2 dans « Star Wars » qui couine quand il se prend des décharges électriques.

 

Dans « Blade Runner » de P.K. Dick (ou le film de Riddley Scott qui en est tiré), après une révolte sanglante de réplicants dans une colonie martienne ceux-ci sont bannis de la Terre. Ceux qui tentent de revenir sur Terre en situation irrégulière sont détruits (subissent un « retrait ») un à un par des chausseurs de robot (comme Blade Runner). Or, même s’ils ont été programmés pour arriver à simuler ce qu'aurait ressenti un être humain (bien qu'ils ne ressentent pas de « vraies émotions »), comme ils n'ont pas d'enfance et sont créés directement en tant qu'adultes, leur manque d'expérience peut trahir leur nature robotique. Cependant, il existe un modèle très perfectionné, le « Nexus 6 ». Certains spécimens ont développé de « vraies émotions », et d'autres peuvent être dotés de souvenirs. Le Blade Runner doit donc se fier aux maigres différences entre les replicants et les humains, et emploie pour cela le test de Voight-Kampff qui permet de déceler l'empathie. En effet, les replicants n'ont aucune empathie et ne réagissent pas quand ils se font prendre. Ils n'aideront pas l'un des leurs qui serait capturé. Et ils ne souffrent pas si, par exemple, on met à mort un animal face à eux. On peut cependant noter que dans l'adaptation au cinéma, les robots vont voir leurs créateurs parce qu'ils veulent vivre plus longtemps. Ils ont peur de mourir si vite et sont en colère contre leurs créateurs qui leur ont donné une vie si courte.

 

Les humains peuvent ressentir des émotions pour les robots, et pour leur propre apprentissage les robots auront besoin de plus en plus de développer des sentiments pour les vivants, eux-mêmes et les autres robots. L'existence d'empathie et de souffrance est pour l'instant un critère offert par la Science-Fiction pour conserver une distinction entre les humains et les robots, mais la réalité est plus complexe. L'absence de douleur chez les robots permet aux humains de leur rendre leur statut de simple objet. Pourrons-nous continuer longtemps à considérer les robots comme des objets ?

 

(réalisé pour les fanes de carottes en collaboration avec Llo et Stellasabbat)

 

[1] http://www.ledroideenchaine.com/news+article.storyid+3564.htm

[2] http://www.gaumard.com/viewproducts.asp?idproduct=40&idcategorie=62

[3] http://www.ledroideenchaine.com/news+article.storyid+3667.htm

Par InFolio - Publié dans : In Dix-Huit
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