Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Avertissement

ce truc est mon blog.. qui l'eut cru!
il contient :
- des trucs et des n'importe quoi dans la catégorie En Folie,
- des photos et des dessins dans In Plano
- des articles de lecture dans les différents In Folio
- des amusements littéraires à 4 mains dans In Quarto
- des articles sur la musique dans In Octavo
- des recettes de cuisine dans In Douze (parce que midi, c'est l'heure !)
- des articles de cinéma dans les In Seize (Neuvième)

Voilà, vous êtes prévenus.

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
Samedi 28 juin 2008
Cette semaine, en allant au travail, j'étais contente de suivre un camping-car qui roulait à 70 km/h. J'ai pu admirer, dans un rayon de soleil, entre deux bancs de brouillard, un champs de blé parsemé de coquelicots.
par InFolio publié dans : En Folie
ajouter un commentaire commentaires (5)    recommander
Vendredi 27 juin 2008
Sur les fanes de carottes, le blogzine de (science) fiction, et pour la thématique "Horloges", j'ai imaginé la chose suivante :

Microcosme de comtoise
3ème partie

Ils étaient exténués, quelques-uns même manquaient à l’appel. Mais ils n’avaient pas trouvé de nouveau refuge. Les matériaux accessibles ne nous étaient pas favorables, pas moyen de les percer.
Nos explorations ne s’arrêtèrent pas pour autant, d’autres missions externes furent mises en place, en vain.

L’étude des vibrations stridentes battait également son plein. En faisant un trou dans la paroi de la galerie lors de chaque grande vibration accompagnée du bruit aigu, nous découvrîmes que ce phénomène se reproduisait toujours le même nombre de fois pendant un cycle d’obscurité.
Petit à petit, une régularité fut même relevée. Sur la moitié de nos pattes, ce qui fait trois fois de suite, il y avait un son bref. La fois qui suivait avait une durée variable.
En étudiant ce son de durée variable, une nouvelle observation fut faite. Sa durée était d’abord croissante, le nombre de saccades augmentant d’une unité à chaque fois. Il croissait jusque mes pattes ajoutées aux pattes d’un autre colon, pour revenir ensuite à un seul son bref. Le retour à une seule saccade ayant lieu deux fois par cycle d’obscurité.

Aujourd’hui, alors que je vous parle, pour l’histoire et la mémoire de notre groupe, je me fais vieux. Mes cycles sont comptés. Je suis l’ancien auquel vous vous adressez pour les conseils. Alors écoutez-moi. Même si nous ne comprenons ni le sens ni le but de tous ces bruits et de ces mouvements, nous savons aussi que la colonie ne peut, dans l’état actuel des choses, quitter ce bois. Nous devons donc en prendre soin, continuer à nous y adapter. Ce bois est encore grand, il y a un grand volume inexploité pour les générations futures. N’affaiblissez pas trop sa base, ni ses parois comme nous vous l’avons toujours enseigné, il ne doit pas s’écrouler.
Et tout ceci n’est pas mauvais.
Avez-vous remarqué, ceux qui ont connu l’avant, comme moi, que la période froide n’existe pas ici ? Nous n’avons plus cette eau qui parfois ruisselait sur la paroi externe, risquant de noyer nos galeries !
J’ai aussi le sentiment, au fond de moi, d’avoir vécu bien plus longtemps que je ne l’aurais dû, de ressentir plus de choses qu’avant. Peut-être est-ce grâce à la douce température qui règne en ces lieux. Peut-être est-ce grâce à ce poison qui a changé des choses en nous.
Nous ne craignons d’ailleurs plus ses effets. Si nous arrivions à trouver un bois pour fonder une nouvelle colonie, je crois que nous n’aurions plus besoin de le tester. Il n’y a plus de cobayes dans notre colonie, et c’est aussi bien.
Et les plus jeunes d’entre vous, qui n’ont pas connu l’avant, ne sont même pas conscients de la vibration continue du bois. Vous êtes totalement adaptés à cet environnement soumis à de brusques vibrations. Vous n’avez pas peur comme nous avons eu peur, c’est naturel pour vous !
Nous avons commencé à donner des noms à ces coups saccadés, une patte, deux pattes, trois pattes ne suffisant plus à les désigner. Ils rythment nos vies. Combien de fois ai-je entendu l’un de vous dire, par exemple, qu’après le troisième coup simple après le grand tumulte de - attendez, mes trois pattes et deux encore, on avait dit que c’était troi-deu, ou treu comme certains disent déjà ? – vous alliez faire ci, ou arrêter ça… Qui se réfère à l’obscurité maintenant ?
Allez, j’ai trop parlé, trop de coups ont retenti depuis que je vous ai réunis pour m’écouter. Je dois me reposer maintenant. Ne me dérangez pas avant le tumulte de troi-troi-deu.

FIN

par InFolio publié dans : In Quarto
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Jeudi 26 juin 2008
Sur les fanes de carottes, le blogzine de (science) fiction, et pour la thématique "Horloges", j'ai imaginé la chose suivante :

Microcosme de comtoise
2ème partie

Notre bois fut attaqué par ce fameux liquide mortel. Il s’immisça dans l’entrée de nos galeries. Il empoisonna le bois, tuant par la même tous ceux qui se trouvaient trop près de l’extérieur.

Seuls survécurent ceux d’entre nous qui avaient, par hasard et chance, construit leurs abris dans les profondeurs du bois. Je fais partie de ces rares survivants.
Pendant plusieurs cycles, nous luttâmes pour faire revivre la colonie. Nous évitions les zones contaminées, jusqu’à ce qu’un jeune imprudent laissé sans surveillance s’y aventure, et y survive. Etrangement, les nouvelles générations n’étaient plus sensibles au poison de notre bois.
Pendant tout ce temps, notre environnement fut à plusieurs reprises agité de nouveaux soubresauts, nous obligeant à nous terrer dans les profondeurs du bois de crainte de tomber à l’extérieur.
Puis enfin une douce vie se réinstalla progressivement sur la colonie.

Cette accalmie fut là encore de courte durée.

Tout commença par un bruit. Un bruit continu. Mais il ne dura pas très longtemps.
Ça aurait pu s’arrêter là, mais alors une légère vibration prit naissance. Puis un bruit sourd s’y superposa, régulier comme le grattement lors des percées.
Nous n’étions pas au bout de nos peines. Plusieurs fois dans un cycle d’obscurité se déclencha un autre bruit, strident celui-ci, saccadé. Il durait plus ou moins longtemps selon les fois, mourant progressivement, et était accompagné de grandes vibrations.

Un grand conseil fut alors mis en place pour décider de ce que nous devions faire. Deux missions furent lancées : l’une devait explorer le bois pour essayer de comprendre, l’autre devait partir à la recherche d’un autre bois.
Quelques membres de la première mission revirent au bout de plusieurs cycles d’obscurité en disant qu’une chose gigantesque qui n’était pas du bois allait et venait, en se rapprochant régulièrement de la paroi, et ce au même rythme que le battement sourd.
C’est alors que le bruit continu fit sa réapparition. Comme la première fois, il ne dura pas longtemps.
La légère vibration, tout comme les battements sourds, ne s’arrêtait pas un instant. Le tumulte strident, quant à lui, revenait encore et encore.

L’observation de l’objet allant et venant se poursuivit.
On vit alors un autre élément, tout aussi imposant, se déplacer brutalement vers le haut alors que le bruit continu retentissait. En l’espace de quelques cycles, ce même objet revint, passa très lentement face à eux, et disparu vers le bas… pour remonter tout aussi vite quand on entendit de nouveau le son continu.

La mission partie à la recherche d’un autre bois revint quelques cycles plus tard.

(à suivre)
par InFolio publié dans : In Quarto
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 25 juin 2008
Sur les fanes de carottes, le blogzine de (science) fiction, et pour la thématique "Horloges", j'ai imaginé la chose suivante :

Microcosme de comtoise
1ère partie

C’est toujours la même chose, toujours et encore… Ce bruit… Quelle idée ont eue les anciens de nous emmener là ?

En ce temps-là, j’étais jeune. Nous étions nombreux, il y avait abondance. Un groupe de jeunes, dont je faisais partie, a alors été formé pour partir et agrandir notre territoire.
Au fil des générations, nous avions appris à être prudents, certains bois s’étaient avérés empoisonnés. Il y avait donc toujours avec ces groupes de colons quelques ingrats, des ennemis, des voleurs. Ils avaient été jugés et devaient leur survie au fait qu’ils avaient accepté ce rôle : ils étaient nos cobayes pour la première percée.
Plusieurs fois, lors de missions de colonisation, l’ancien qui accompagnait le groupe avait désigné un bois et le cobaye n’avait pas survécu à la première percée.
Cette fois-là, nous avons eu de la chance, celui qui avait entamé la première galerie ne s’était pas tordu de douleur et n’était pas mort. Pourtant on avait attendu quelques cycles d’obscurité, pour être bien sûrs. Le cobaye était toujours vivant. Il avait racheté sa dette au groupe, il put poursuivre la galerie qu’il avait entamée et se lover au fond. Les autres cobayes en étaient pour leur peur et purent eux aussi prendre leur place dans notre groupe, et se faire une galerie. Tel était le marché.

Chacun de nous creusa alors la sienne : nous étions soulagés d’avoir précédé le froid qui arrivait.
Le cycle de froid passé, nous sortîmes de notre torpeur et entreprîmes d’élargir notre emprise sur ce bois. Nous creusâmes nos galeries, elles se rejoignirent, le cycle de vie reprit. Le calme régnait à cette époque. La colonie était prospère, on échangeait de la population et des vivres avec notre site d’origine... J’étais encore jeune alors.

Un nouveau cycle de froid passa sans encombre. Mais immédiatement après, notre habitat subit un gros changement : tout fut secoué ! Certains d’entre nous qui se trouvaient près des sorties de galeries lors des premières secousses disparurent. Nous ressentîmes de grandes vibrations pendant plusieurs cycles d’obscurité. Chacun se terra au fin fond de sa cavité.
Puis tout redevint calme, et nous pûmes reprendre nos activités.

Mais très vite l’anxiété monta dans le groupe : toutes ces choses gigantesques qui formaient notre horizon hors du bois, tout notre environnement avait changé. Les couleurs, les odeurs, l’humidité… tout !
Tout portait à croire que notre foyer avait été déplacé. Les plus anciens de la colonie se souvenaient de ce que d’autres anciens avaient raconté : des événements similaires s’étaient déjà produits. Des colonies avaient disparu, et leur bois également, en l’espace d’un cycle d’obscurité ! Ils attribuaient ça à des forces qui dépassent notre compréhension, des forces capables de déplacer les bois. Ces forces étaient craintes. On leur attribuait la capacité de répandre des liquides capables de tuer des colonies entières, et de rendre un bois mortel.

D’ailleurs, ce qui devait arriver arriva - comme une conséquence de notre déplacement. Alors que notre bois commençait à bien sécher et redevenir agréable, notre colonie fut de nouveau la victime de ces forces supérieures.

(à suivre)
par InFolio publié dans : In Quarto
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 23 juin 2008
undefined
par InFolio publié dans : In Plano Photo
ajouter un commentaire commentaires (6)    recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus