(suite de l'article sur le festival "entrez en fantasy" à la cité du livre de Aix en Provence)
Mélanie Fazi, LA femme !
Elle est plus spécifiquement auteur de fantastique que de fantasy. Elle travaille actuellement en tant que traductrice à Paris.
Alors que la fantasy est un genre qui se développe de manière assez récente en France, il y a un courant fantastique plus ancien, avec par exemple Maupassant (Le Horla).
Elle a à son tableau de chasse de nombreuses nouvelles dont deux recueils « Serpentine » et « Notre dame aux écailles », et deux romans « trois pépins du fruit des morts » et « Arlis des forains ».
Durant la table ronde, Mélanie Fazi est resté assez discrète. Elle est d’accord avec le fait que les auteurs de Science-fiction et de fantasy en France font tous des choses différentes. Mais que malheureusement, les auteurs qui veulent actuellement faire de la fantasy en France « arrivent à un moment où il n’y a pas de structure pour être publié ». La fantasy reste un genre peu connu.
Gilles Francescano, dessinateur, illustrateur SF de romans, de jeux vidéo.
Il est conseiller artistique des Utopiales, Festival International de Science-Fiction qui se déroule à Nantes.Il a été assez silencieux au cours du débat. L’extrémité des fanes munie d’un stylo et celle munie d’un neurone n’ont malheureusement pas noté ses interventions.
Gilles Servat, conteur, auteur de romans et de textes de chansons.
Il est profondément imprégné de la culture bretonne, et s’appuie sur elle dans ses écrits.Il juge que les auteurs n’ont pas à se forcer d’écrire de la fantasy. Le texte vient et parfois, c’est de la fantasy.
En tant que compositeur de paroles de chansons, il ne tolère pas que l’on décortique des textes et des poésies, car « ce sont des choses mortes que l’on dissèque ».
Plus en vrac, sans les relier à un auteur particulier, il a été donc question :
- de la poésie,
- de nains qui prendraient le pouvoir,
- des phénomènes de mode qui poussent des auteurs à s’engouffrer dans des brèches en faisant pareil qu’un autre parce que ça a marché pour l’autre,
- du film « le cercle des poètes disparus » qui n’aurait pas dû avoir de succès, car tous les films avec le mot poète dans le titre ont fait un flop,
- de l’envers du décor dans l’Ile aux enfants de Casimir,
- de la musique de Kate Bush,
- de la distinction entre low- fantasy (le fantastique) et la high-fantasy (le merveilleux, la fantasy),
- du grand vivier de fantasy française qui se trouve coincé sur le territoire français, faute d’être traduit,
- du fait que l’imaginaire est bridé en France
…
Pour conclure une belle phrase : « la fantasy, c’est l’école buissonnière, on peut faire ce que l’on veut ».
Lors de ce festival, il y avait également une troupe de danseurs, musiciens et échassiers, et on pouvait visiter une exposition sur la BD finlandaise.