Mardi 16 juin 2009
2
16
/06
/2009
07:24
David Finch - 2009 - Avec Brad Pitt et Cate Blanchett.
Le thème de ce film dont on nous a tant parlé lors de sa sortie : un homme qui nait vieux. Je ne vais pas gâcher le mystère de ceux qui ne l'auraient pas encore vu en dévoilant toutes les
ficelles du film, je vais me limiter à l'essentiel...
Un bébé tout frippé et ridé, abandonné par son père est recueilli par une jeune femme noire qui veut un enfant sans réussir à en avoir. Cette femme tient une pension pour personnes âgées. c'est
donc comme un poisson dans l'eau que le vieux bébé devient un vieil enfant au corps perclus de rhumatismes, aux membres raides, au corps tassé et à la mémoire défaillante. Puis enfin, ses jambes
se dérouillent, il marche, il se redresse...
Et pour qui serait allé le voir le film sans savoir de quoi ça parlait, il deviendrait alors à cet instant évident qu'il rajeunit... sauf que voilà, tout le monde a entedu parler du film et de
son pitch... une surprise en moins. Dans le cadre d'un livre que l'on peut choisir de découvrir page à page, choisi juste d'après le titre ou une couverture, sans lire le résumé en 4ème de
couverture, cette surprise en aurait été une... Mais ici, cette évolution est attendue, presque évidente. Tellement évidente que la mise en scène autour de ses premiers pas, qui se veut drôle, ne
l'est finalement pas tant que ça.
En parallèle de la perte de sa vieillesse, Bejamin Button s'attache aux pensionnaires de sa mère, se lie d'amitié avec un homme qui aime lui parler, et avec un marin. J'ai bien aimé tous ces
passages qui humanisent le personnage, le rendent touchant.
Et surtout, il rencontre une fillette qui devient son amie. Une amie qu'il reverra chaque fois qu'il pourra malgré leur vie très différente.
C'est d'ailleurs la fille de cette amie qui lit le journal de Benjamin à sa mère. C'est elle qui sert de fil directeur pour permettre des sauts dans le temps. Sa mère intervient parfois pour
ajouter quelques mots.
Ayant vu "Sur la route de Madison" récemment, je n'ai pas pu m'empêcher d'y voir la même recette pour méler le présent et le passé.
D'ailleurs, tant que l'on est dans les comparaisons, la naïveté enfantine de Benjamin face aux choses m'a fait penser à Forest gump. Les encarts sur la foudre et un passage qui se déroule à Paris
ressemblaient furieusement à la touche de Jean-Pierre Jeunet (Amélie Poulain) avec la voix off et tous ces petits détails mentionnés.
Pour conclure, un avis plus global.
J'ai beaucoup aimé quelques images qui m'ont fait sourire.
Le travail de maquillage a dû être vraiment énorme. Mais soit dit en passant, il y a tant de scènes en contre-jour ou dans la pénombre que par moment on voit à peine l'intérêt qu'il y a eu à tant
retoucher les visages.
A l'opposé, je me suis ennuyée durant certains passages qui tiraient en longueur. J'espérais également plus de rêve, plus d'imaginaire, plus d'inattendu, comme dans un univers à la Tim
Burton.
Et mon esprit cartésien, quand on ne lui donne pas du rêve se réfugie dans le réel... il ne peut alors pas s'empêcher de considérer un certain nombre de choses comme assez incohérentes dans
l'évolution du personnage.
Bref, un film qui reste à voir pour la technicité du truc, mais ne pas y aller en espérant un film exceptionnel, sous peine d'être déçu.
Par InFolio
-
Publié dans : In Seize
2
-
Recommander
InTheComm'