Il fait partie du défi ABC qui consiste pour moi à lire des auteurs que je ne connais pas, pour chaque lettre de l'alphabet. Ceci est donc mon Z.
La fascination du pire, une tendance à toujours imaginer le pire, les catastrophes...
Je suis embêtée pour faire une note de lecture... Je suis restée un peu bloquée à la fin de ce livre. C'est rare que je ne sache pas où j'en suis... Dois-je porter aux nues ce livre qui se tire-bouchonne aussi étrangement dans ses dernières pages, ou dois-je le balancer pour avoir dû subir un monceau de clichés et de phrases creuses ?
Un petit tour sur la toile pour me faire une idée m'a montré que ce livre a réussi son pari : c'est un sujet à troll (à polémique en langage non-web). Il y a ceux qui adorent et ceux qui détestent... et moi dans tout ça, toujours aussi larguée, dérangée... Je vais vous dire de quoi ça parle quand même.
Deux écrivains, un français et un suisse sont invités en Egypte pour parler de leur livre. C'est par la bouche de l'auteur français que tout ceci se raconte, le point de vue est donc ostensiblement subjectif.
Dans le contexte politique de ces dernières années, les conversations des personnages deviennent très vite un prétexte à parler de religion et des moeurs sexuelles en Egypte avec des raisonnements assez simplistes de français moyen. Particulièrement l'auteur suisse devient très vite une carricature de l'obsédé moyen, incrusté dans ses complexes, ses frustrations et gavé de préjugés.
La pirouette finale, je la soupçonne d'avoir pour but de désamorcer justement les commentaires critiquant le livre. Lui-même dans ce rebondissement fractal critique la manière de commencer le livre, la manière de le poursuivre... "C'était un roman réaliste, très contemporain, donnant des gages insensés à la modernité, sans détour politique ni réelle écriture" et va même jusqu'à anticiper les critiques que l'on pourrait faire sur les propos qu'il tient à travers ses personnages sur l'Islam... Que peut-on encore critiquer après ça ?
On m'en a prété un autre de cet auteur... je m'interroge sur mon envie de le lire. La curiosité sera peut être la plus forte, juste pour voir si son style se renouvelle ou si ses livres sont tous servis à la même sauce.
InTheComm'