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InTheBlob

ce truc est mon blog.. qui l'eut cru!
il contient :
- des trucs et des n'importe-quoi dans la catégorie En Folie,
- des photos et des dessins dans In Plano
- des articles de lecture dans les différents In Folio
- des amusements littéraires dans In Quarto
- des articles sur la musique dans In Octavo
- des recettes de cuisine dans In Douze (parce que midi, c'est l'heure !)
- des articles de cinéma dans In Seize (Neuvième)
- des articles de science et de fiction dans In Dix-Huit (parce que c'est le format suivant)

Voilà, vous êtes prévenus.

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In Folio Asie

Samedi 25 février 2006
Ce livre est assez prenant, c'est difficile de le lâcher une fois commencé. 

Des soldats anglais sont prisonniers des japonnais en Thaïlande. Leur plus haut gradé est le Colonel Nicholson, homme intraitable, et persuadé de sa grande supériorité par rapport aux japonais. Son attachement aux valeurs de la discipline militaire, a été la raison pour laquelle il a refusé que son groupe se disperse et fuie lorsque la débâcle a sonné. Il a préféré se rendre à l'ennemi.
Plus tard, lui et ses hommes ont été envoyés par leur geoliers sur le grand chantier de construction d'une voie ferrée. Leur groupe s'est trouvé employé à la construction du pont qui enjambe la rivière Kwaï.
Par ailleurs, un commando spécial anglais envisage de saboter la voie ferrée.

Dans ce roman, dans la bouche des officiers, les japonais sont décrits comme (je cite quelques mots utilisés) des sauvages, des singes, des barbares, des enfants, des primitifs. Ils sont ridiculisés à cause de leur grande inorganisation, de leur incapacité à construire des ponts solides, et la brutalité du chef de camp alcoolique est assimilée à une faiblesse dont il aurait honte.

Cependant, le plus marquant est l'absurdité de la situation qui émerge peu à peu: le Colonel Nicholson traite ses soldats plus mal que les japonais ne le font. Et par obéissance 'mouton-de-panurgique', que sais-je, les soldats courbent l'échine et travaillent.

Au fond, ce livre n'est à mes yeux tendre, ni avec les japonais, ni avec les soldats anglais et leur officiers.
Par folio
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Mardi 30 mai 2006
D'abord, un avertissement en début de livre " Les histoires racontées ici sont véridiques, mais les noms ont été changés pour protéger les personnes concernées".

Xinran est une journaliste chinoise. Elle a animé, tous les soirs, sur une radio en Chine une émission intitulée 'Mots sur la brise nocturne' de 1989 à 1997. Cette émission s'intéresse aux femmes chinoises, à leur vie quotidienne, aborde des sujets de société et surtout leur permet de s'exprimer.

Quelques mois après qu'elle ait commencé à faire cette émission, elle reçoit une lettre boulversante où on lui signale dans un village une jeune fille qui a été vendue à un vieillard qui l'a épousée. De peur qu'elle ne s'enfuie, la fille est attachée à une grosse chaîne qui met sa vie en danger. Xinran a alors décidé d'agir et a pu sauver la fille. Mais elle a reçu plus de reproches que de remerciements, et en est venu à se poser la question de savoir ce que vaut la vie d'une fille en Chine.

Ce livre comporte donc, outre des commentaires sur l'évolution de l'émission de Xinran et diverses anecdotes sur des rencontres avec des femmes, la retranscription de témoignages de femmes qui ont raconté leur vie à Xinran.

Ainsi, on suit la progression de l'émission de Xinran au fil des ans. Au départ, elle ne pouvait que s'appuyer sur des courriers, puis le lire... Elle arrive petit à petit à faire diffuser des appels téléphoniques, puis à enregistrer de longs messages téléphoniques... On la voit aller à la rencontre de femmes qui l'ont contactée, on la voit s'impliquer pour aider certaines femmes...

Mais aussi, on découvre la vie de ces femmes, de toutes origines, de tout milieu social, sous le régime communiste après le début de la Révolution culturelle en 1966. Désignation comme ennemis du Parti de tous les étrangers ou ceux qui ont travaillé à l'étranger et de tous ceux qui possédaient des biens, familles brisées, emprisonnements, envoi en 'rééducation' à la campagne, séparation de couples, dénonciations, accusations, fuites, viols, mariages forcés... Les histoires parlant de douleur, de souffrance physique, de folie sont assez difficiles à lire, d'autres  témoignages de femmes racontant leur vie sous le régime, leur enfermement... sont aussi révoltant mais moins 'horribles' à lire.

Souvent, l'amour tient une part non négligeable dans les récits. La sexualité est aussi un thème qui revient souvent. "Pendant trop longtemps, toute discusson ayant trait à la sexualité avait été interdite et tout contact physique entre un homme et un femme qui n'étaient pas mariés avait encouru la condamnation publique".

La narratrice semble retranscrire tout cela très froidement, d'une façon descriptive très mécanique, mais elle en vient elle aussi à parler d'elle. On comprend qu'elle a, elle aussi, beaucoup souffert. Parfois, rarement, elle laisse transparaitre en une phrase à quel point l'un ou l'autre récit l'a boulversée. Une phrase attribuée à un autre personnage décrit bien l'état d'esprit de toutes ces personnes ayant tant souffert : " Son expérience [...] l'avaient rendu inapte à s'exprimer par le canal futile de la parole". Et pourtant, Xinran arrive à les faire parler... Ce n'est pas toujours une mince affaire.

Malgré tout, c'est un livre qui se dévore. Il semble épais, mais une fois plongé dedans, vu que le style est assez simple, il se lit très bien. On passe par un panel d'émotions à la lecture, l'écoeurement, l'incompréhension, l'horreur, la peine...

J'aurais difficilement imaginé toute l'horreur, et toutes les attrocités qui ont été commises au cours de la révolution culturelle Chinoise au nom de l'idéal communiste. Car, on ne voit pas ici que le coté des femmes, car souvent il est question de couples ou de familles entières. 

Marquant.
Par folio
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Jeudi 10 août 2006
L'édition de ce livre que je possède comporte en fait deux nouvelles.

*** La première nouvelle, La tombe des lucioles, a inspiré le film, Le tombeau des lucioles, dont il a été question dans un précédent billet de ce blog.

Le récit est assez proche de la version du film, avec cependant un ordre modifié sur quelques points de la narration. L'auteur affectionne parfois de construire des phrases très longues dont la lecture peut être un peu fastidieuse, mais cepndant le style est assez agéable à lire.

Quelques visions assez terribles. Elles m'avaient paru moins terribles en image dans le film...

*** La seconde nouvelle, Les algues d'Amérique, est assez surprenante. Un homme raconte ses souvenirs. Tous ces moments où il a été en contact avec des américains, des cours d'anglais qu'il a eu après la guerre... On découvre la correspondance entre certains mots, genre le cri du coq... Et pourquoi tous ses souvenirs reviennent-il? Simplement parce que son épouse, est allé à Taïwan, et est devenue amie avec un couple d'américains qui s'apprète à venir leur rendre visite au Japon...

hum... c'est un peu particulier quand même... cette manière d'accueillir l'étranger dans le pays et les choses qu'il est "de bon goût" de lui montrer et de faire lors des soirées entre homme.

Par folio
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Lundi 25 décembre 2006
Hervé Joncourt est un homme essentiel à la vie de son village.
Son village tisse la soie, et fait pour cela l'élevage de vers à soie. Mais une maladie attaque les oeufs des chenilles d'Europe et d'Afrique du Nord. La maladie progresse et oblige à aller chercher les oeufs de plus en plus loin.
La solution est d'aller au Japon pour avoir des oeufs. C'est un voyage long et dangereux.
Hervé Joncourt est l'homme qui fait ces voyages. Choc culturel, rencontres...

Un petit bijou, c'est assez subtil, l'écriture est assez originale. C'est très agréable à lire.
Par folio
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Mercredi 7 mars 2007
Un poête raconte qu'il a écrit un poême pour un magazine de chasse, parlant de la solitude. Quelque temps après la parution il a reçu un courrier d'un chasseur qui s'est reconnu dans cet homme solitaire décrit dans le poême.
Or, effectiement, le poête s'est inspiré de l'impression que lui a laissé un chasseur qu'il a croisé un jour sur un chemin.
Cet homme semble vouloir justifier son attidude ce jour là, en envoyant également, 3 lettres qu'il a reçu peu avant leur rencontre. Ce sont trois lettres de femme, écrites pas trois femmes différentes Sarko, Shoko, et Midori. Toutes trois lui sont adressées et dévoilent les dessous d'une histoire d'adultère.
Trois visions d'un même événement, trois textes dans un style très sombre, trois douleurs.

J'ai trouvé assez originale cette manière d'introduire cette histoire. Quand on commence à lire le roman, on ne s'attend pas à ce qu'il dévie sur ces trois lettres.
Par InFolio
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