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ce truc est mon blog.. qui l'eut cru!
il contient :
- des trucs et des n'importe-quoi dans la catégorie En Folie,
- des photos et des dessins dans In Plano
- des articles de lecture dans les différents In Folio
- des amusements littéraires dans In Quarto
- des articles sur la musique dans In Octavo
- des recettes de cuisine dans In Douze (parce que midi, c'est l'heure !)
- des articles de cinéma dans In Seize (Neuvième)
- des articles de science et de fiction dans In Dix-Huit (parce que c'est le format suivant)

Voilà, vous êtes prévenus.

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In Folio Boréal

Dimanche 22 avril 2007
Raphaël Juntunen a monté un braquage avec deux autres truands recrutés pour l'occasion. Tout est planifié. Les deux gangsters attaquent et résistent tant qu'ils peuvent à la Police sans se faire tuer, tout en s'arrangeant pour semer les lingots le long de leur route. Ils se font au final capturer par la Police. Raphaël récupère les lingots sur le bord de la route. Tout estarragé pour que la peine de prison des deux gangsters soit courte, et le butin sera partagé entre eux trois quand les deux sortiront de prison.
Mais voilà, le temps passe, et Raphaël a de moins en moins envie de partager avec ces deux brutes qui ne sont pas assez rafinées. Malheureusement, la date de sortie de ses deux complices approche.
Finalement, Raphaël choisit l'option qui consiste à aller cacher son or en Laponie, et de dormir juste à coté, au milieu de nulle part. Mais il a beau effectivement être au milieu de nulle part, il se retrouve très vite entourré de militaires en manoeuvre d'entrainement, et sa résistance face aux militaires attire sur lui le regard d'un major alcoolique blasé de la vie et qui vient de demander un congé d'un an... Et dire qu'il voulait être tranquille... Et c'est pas fini...

C'est l'occasion pour moi d'inaugurer cette nouvelle rubrique : les livres venant du Nord. Actuellement, sur les étals de nos libraires, on voit fleurir des romans venus du grand froid. Je pense que la sortie du film "Le lièvre de Vatanen" tiré d'un livre de Arto Paasilinna n'est pas étranger à ce phénomène. Hé oui, pour ceux qui ne le savent pas encore, cet auteur est finlandais.
C'est une aubaine pour moi qui ai pû goûter un peu trop brièvement à la Suède en juin 2006. Depuis, j'avais des envies de voir ce qui se faisait là haut. Je vais pouvoir me rattraper par les livres. Un livre acheté peu après mon séjour attend que je le lise, la priorité étant donné aux livres qui circulent pour le bookcrossing.

Celui-ci est l'un de ceux qui circulent, un prêt que j'ai hautement apprécié et qui me donne l'envie de connaitre plus cet auteur. L'histoire est racontée dans un style que j'aime beaucoup, plein d'humour, et parfois très ironique, légèrement grinçant. Juste un avant goût :

"Raphaël Juntunen regardait les tourbières sans fin qui s'ouvraient devant lui. Des nuages de moustiques zonzonnants s'élevaient des trous d'eau pour planter leur trompe dans sa peau de gangster endurci. Il se demanda si c'était là le charme tant vanté de la Laponie. La magie des marais, poauh !"
Par InFolio
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Mercredi 13 juin 2007
C'est le mois de juillet à Göteborg. Il fait une chaleur torride.
Pour les jeunes lycéens venant d'avoir le bac, c'est l'été où tout est permis. Soirées entre amis, baignades, bains de soleil...
Mais aussi un été pendant lequel une jeune fille est violée dans un parc municipal. Dans le même parc, une autre jeune fille est retrouvée morte peu après.
C'est ce crime que le commissaire Erik Winter essaye de résoudre avec ses collègues. L'enquète s'entremèle avec une affaire très similaire : une autre jeune fille retrouvée dans le même parc quelques années avant.

Ce roman est riche de l'émotion des personnages. Entre le déchirement intérieur de la jeune fille violée, la douleur des parents.
On vit aussi au rythme de la vie du commissaire et de ses collègues. On va chez eux, on perçoit des pans de leur vie, leurs états d'âmes et leurs douleurs. Comme dans de nombreuses séries policières que l'on  peut voir maintenant, entre autre à la télévision, les policiers s'humanisent, et d'épisodes en épisodes, on découvre l'évolution de leur vie non professionnelle.

Ce roman se déroule en Suède. On y découvre donc certains aspects de la vie Suédoise, mais sans caricature.
J'ai personnellement réagi à l'allusion aux nuits courtes, avec seulement une ou deux heures de semi-obscurité. Difficile de l'imaginer sans l'avoir vécu. Ca m'a rappelé une grande soirée à Stockholm, à se promener dans les rues du centre, sans bien se rendre compte de l'heure tardive, ayant perdu les repères de luminosité. C'était là aussi en été, lorsque les jours sont les plus longs, en juin.
Typique également cette tendance nordique à aller au soleil dès que possible.

C'est mon premier roman de cet auteur. Si l'occasion se présente, il y en aura d'autres.
Par InFolio
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Jeudi 21 juin 2007
"Les plus redoutables ennemis des "Finlandais" sont la mélancolie, la tristesse, l'apathie. Une insondable lassitude plane sur ce malheureux peuple et le courbe depuis des milliers d'années sous son joug, forçant son âme à la noirceur et à la gravité. Le poids du pessimisme est tel que beaucoup voient dans la mort les seul remède à leur angoisse. Le spleen est un adversaire plus impitoyable que l'Union soviétique."

Quand un homme d'affaire venant de subir sa quatrième faillite décide de se suicider, il n'y va pas par quatre chemins. Onni Rellonen a choisi le revolver et une balle dans la tête.
A la veille de la St Jean débute une nuit synonyme de fête en Finlande, une nuit de fête pour les autres, mais pas pour lui. Le matin de la St Jean lui parait donc le bon moment. Et la petite grange là bas, un bon endroit.
Mais ses projets sont remis en cause du fait de la présence d'une autre pesonne, le colonel Hermanni Kemppainen, dans cette même grange. Quel culot ! La grange de son suicide !
Cet homme est en train d'accrocher une corde à une solive, et de préparer un noeud coulant... pour se pendre.
Onni Rellonen intervient alors in-extremis, pour sauver le colonel.
Ils discutent alors fort courtoisement de leurs intentions mutuelles. Face au constat qu'ils ne sont pas seuls à songer au suicide, et qu'en parler fait un bien fou, ils décident de publier une annonce pour contacter d'autres suicidaires.

J'avais adoré "La forêt des renards pendus", et je ne suis pas déçue une seconde d'avoir replongé dans l'humour ironique de Arto Paasillinna. Il a des réflexions justes et parfois cinglantes sur le mal être, la vie et la mort. Excellent.
Par InFolio
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Lundi 23 juillet 2007
C'est le troisième Paasilinna que je lis en l'espace de quelques mois, et je crois que je ne suis pas prète de me lasser de cet auteur !!
Dans ce livre, l'Ingénieur des Ponts et Chaussées Akseli Jaatinen est envoyé près du village de Kuusmäki pour contruire un pont. Un beau pont en béton destiné à remplacer un vieux pont de bois, célèbre pour une bataille qui s'y est déroulée en 1918. La rivière, en souvenir de cette bataille a gardé le nom de 'la Tuerie'.
Très rapidement les travaux se mettent en route. Cet homme sait ce qu'il veut et a une manière peu habituelle de mener son équipe.
Mais très vite, il se met à dos tous les notables du village. Ceux-ci n'ont alors de cesse de le faire tomber. Mais l'ingénieur a lui aussi plus d'un tour dans son sac !

Celui-ci est peut être moins mouvementé que les deux précédents, mais reste très savoureux. Le style détaché, ironique, et décrivant les choses comme si elles étaient naturelle et allaient de soi est toujours là et toujours aussi jouissif !
Par InFolio
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Lundi 20 août 2007
Linea Ravaska est une gentille petite vieille qui vit dans la terreur une fois par mois. Chaque fois qu'elle touche sa pension, son neveu débarque dans sa petite maison d'habitude si tranquille. Il vient avec des amis qui vident le frigo, terrorisent le chat, squattent le sauna, boivent et font du bruit. Comble du comble, le neveu lui prend aussi sa pension.
Mais cette fois, c'en est trop ! Elle quitte la maison et va se réfugier chez un ami. Le vase déborde tellement que Linea ne voit qu'une solution pour être enfin en paix, si jamais ils viennent de nouveau la martyriser : le suicide !
Elle prend alors goût à la confection d'un poison efficace... mais on n'est pas au bout de nos surprises.

Le style est toujours très simple, le ton assez naïf, et c'est toujours aussi délicieux d'ironie et d'humour noir.
Par InFolio
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