Vendredi 24 août 2007
5
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11:25
Ce roman est écrit pas l'auteur chilien, Luis Sepulveda, à la première personne. Un Je qui sème le doute : autobiographie ou fiction. La préface qui s'intitule "notes sur ces notes" nous permet d'y voir plus clair (pour une fois que je lis une préface !). Ce sont des notes prises au fil de la vie de l'auteur, "le récit d'expériences personnelles".
Le voyage à nulle part commence par la promesse d'un petit garçon à son grand-père, un libertaire endurci, d'aller dans un petit village d'Espagne, Murtos. Ce voyage se raconte aux gré des "expériences personnelles" de l'auteur. Mais elles ne sont pas toutes joyeuses ces expériences ! Il est parsemé d'événements sombres comme un emprisonnement pendant la dictature au Chili, mais aussi de rencontres touchantes, et surtout de découvertes de nouveaux lieux.
C'est un livre magnifique qui nous entraine dans les pas de son auteur jusqu'à l'instant final, merveilleux.
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Mercredi 17 octobre 2007
3
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/10
/2007
20:28
Ce livre regroupe trois nouvelles de l'auteur Chillien Luis Sepulveda.
Journal d'un tueur sentimental :
Tout est dans le titre. C'est bel est bien le journal tenu par un tueur à gage. Il vient de décrocher un contrat avec 6 zéros, de quoi recommencer sa vie avec sa belle française.
Mais cette fois-ci tout va mal, à commencer par le fait que, contrairement à ses habitudes, il se demande pourquoi il doit descendre ce mec là.
Cet texte est très noir, et réaliste.
Hot line :
L'inspecteur George Washington Caucan a transpercé la postérieur du fils d'un général, alors qu'il était en train de voler du bétail. Pointé du doigt comme gachette facile pour sauver sa tête, le voilà expédié à la capitale. Là il se retrouve au service des enquètes sur les crimes sexuels.
C'est écrit avec un humour grinçant très ironique. C'est drôle et expéditif.
Yacaré :
Quand don Vittorio Bruni, cadre des maroquineries Brunni, s'effondre en pleine réunion, tous s'interrogent : mort naturelle, ou assassinat.
Tous, ça veut dire ses collaborateurs, sa famille, la police, et également une compagnie d'assurance suisse. Cette compagnie d'assurance a, de la part de Vittorio Brunni, un contrat d'assurance vie d'un million de CHF au nom d'un inconnu : Manai. Si la mort est naturelle, il faudra payer ce Manai, une bonne raison pour le trouver. Si c'est un assassinat, pas besoin de payer, et ça arrange encore plus la compagnie d'assurance.
Dany Contreras est donc envoyé à Milan pour suivre de près l'enquète.
C'est donc une enquète très courte, et originale.
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Samedi 24 novembre 2007
6
24
/11
/2007
13:45
Le vieux, Antonio José Bolivar Proano, est un colon venu vivre dans la forêt amazonnienne, en Equateur, loin de ses montagnes d'origine . Dans cette forêt, il a aprris à survivre avec les indigènes, les Shuars.
Tous les six mois passe un bateau, "le Sucre", sur le fleuve au bord duquel est installé cet îlot de vie humaine, constitué de quelques baraquements, El Idilio. Sur ce bateau, vient tous les six mois un dentiste, le docteur Rubicondo Loachamin. Tous les six mois, il apporte au vieux des romans d'amour.
Quand un gringo est retrouvé mort, le vieux s'interpose pour que les Shuars ne soient pas accusés; L'homme a été déchiqueté d'un coup de griffe. Le vieux comprend vite que le gringo est un chasseur qui a tué les petits d'une femelle jaguar.
Quand un deuxième homme est retrouvé lui aussi lacéré, il comprend aussi que la femelle veut se venger. C'est donc tout naturellement qu'on fait appel à lui pour retrouver l'animal.
Ce livre est touchant par son écriture simple, presque naïve, très vraie. Les faits sont relatés tels que.
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Vendredi 8 février 2008
5
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/2008
08:34
Avec un titre pareil, ce roman parle forcément de livres. Et il en parle ! Il parle de la manière originale dont des livres arrivent à un viel homme en pleine forêt
amazonnienne.
"- [...] je t'ai apporté deux livres.
Les yeux du vieux s'allumèrent.
- D'amour ?
Antonio José Bolivar Proaño lisait des romans d'amour et le dentiste le ravitaillait en livres à chacun de ses passages.
- Ils sont tristes ? demandait le vieux ?
- A pleurer, certifiait le dentiste.
- Avec des gens qui s'aiment pour de bon ?
- Comme personne ne s'est jamais aimé.
- Et qui souffrent beaucoup ?
- J'ai bien cru que je ne pourrais pas le supporter.
A vrai dire, le docteur Rubicondo Loachamin ne lisait pas les romans.
Quand le vieux lui avait demandé de lui rendre ce service, en lui indiquant clairement ses préférences pour les souffrances, les amours désespérées et les fins
heureuses, le dentiste avait senti que la tâche serait rude. "
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Mercredi 20 février 2008
3
20
/02
/2008
09:00
Je ne résiste pas à l'envie de vous donner un second extrait de ce livre. Il y parle de l'amour
et la délectation avec laquelle un vieil homme lit des romans d'amour en pleine forêt équatoriale.
"Il lisait lentement en épelant les syllabes, les murmurant à mi-voix comme s'il les dégustait, et, quand il avait maitrisé le mot entier, il le répétait d'un
trait. Puis il faisait la même chose avec la phrase complète, et c'est ainsi qu'il s'appropriait les sentiments et les idées que contenaient ls pages.
Quand un passage lui plaisait particulièrement, il le répétait autant de fois qu'il l'estimait nécessaire pour découvrir combien le langage humain pouvait être
beau."
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