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ce truc est mon blog.. qui l'eut cru!
il contient :
- des trucs et des n'importe-quoi dans la catégorie En Folie,
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- des articles de lecture dans les différents In Folio
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- des articles sur la musique dans In Octavo
- des recettes de cuisine dans In Douze (parce que midi, c'est l'heure !)
- des articles de cinéma dans In Seize (Neuvième)
- des articles de science et de fiction dans In Dix-Huit (parce que c'est le format suivant)

Voilà, vous êtes prévenus.

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In Seize

Jeudi 16 février 2006 4 16 02 2006 21:54
Octobre 2005

Il y a Richard. Sa femme et lui viennent de se séparer. Il est vendeur de chaussure dans un magasin.

Il y a Christine. Elle est artiste. Elle vit dans un univers punaisé de photos qu'elle commente et fait vivre dans ses vidéos. Pour gagner sa vie, elle fait le taxi pour des personnes âgées.

Christine et Richard se croisent pour la première fois quand Christine accompagne un de ses clients dans le magasin de chaussures où travaille Richard. Et un courant semble passer...

Et il y a tous les autres... les deux enfants de Richard, son ex-femme, les nouveaux voisins de Richard car il a déménagé suite à sa rupture, le couple de personnes âgées auquel est attachée Christine, la patronne d'une galerie d'art à qui Christine propose ses oeuvres... Et on voit tout ce petit monde vivre et interagir : une petite fille est omnubilée par la création de sa dot ; Christine cherche à faire exposer des travaux ; les deux enfants de Richard vont sur les sites de rencontre sur internet ; et deux filles du voisinage, très complices, sont à la recherche d'expériences sexuelles... etc...

Ces deux derniers points ont quelque peu 'choqué' une petite mamie qui m'a abordé à la sortie de la séance. Mais selon moi, ces aspects n'ont pas été abordé de manière crue et ça passait très bien...

De plus, le film est ponctué de nombreuses trouvailles très touchantes, en particulier quand cela concerne l'imaginaire florissant que Christine développe autour d'elle.

Personnellement, j'ai bien aimé ce film. Adorable OVNI. 

Par folio - Publié dans : In Seize
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Vendredi 24 février 2006 5 24 02 2006 21:30

Courrez-y s'il passe encore chez vous! C'te baffe dans la tête! Vérité toute crue, viande froide, finement truffée de balles, et balancée aux crocodiles (non, ce n'est pas une scène du film, mais ça aurait pu!).

Fils d'immigrés qui ont quitté le régime soviétique installé en Ukraine, le narrateur, n'était pas prédestiné à devenir marchand d'arme (trafiquant, le terme lui plait pas, alors on va pas le fâcher). Et pourtant...

Et le pire, c'est qu'à ce commerce, il est bon! Sans scrupule, et au fil des événements politiques qui ont secoué le monde (guerre froide, conflits au Moyen-Orient, en Afrique...) au cours des 30 dernières années, il récupère des stocks d'armes et les revend allègrement.

Plus le temps passe, plus il est organisé et équipé pour mener son commerce au nez et à la barbe des autorités locales et d'interpol.

Le ton du narrateur et quelques petites phrases bien senties par-ci par-là font une bonne part de l'attrait du film, en plus de la dénonciation sauvage du système et de tous ses rouages.

On a le droit en plus à la démonstration de l'usage d'un certain nombre de joujoux basés sur le principe consistant à projeter dans un cylindre et à grande vitesse un petit objet métallique par un procédé simple appelé explosion.

Et à ne pas manquer en arrivant en retard, le générique de début, et entre autre la fameuse petite phrase que juste pour le plaisir, et parce qu'elle m'est restée en tête je vous livre (approximatif): "1 homme sur 12 possède un flingue. Ce qui est intéressant c'est de savoir comment armer les 11 autres."

Ce serait un peu creux s'il n'y avait par là dessus une histoire qui venait se greffer, et il y en a une... j'vais pas en dire trop, ça va gâcher la découverte du truc...

Par folio - Publié dans : In Seize
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Mardi 28 février 2006 2 28 02 2006 21:37
Octobre 2005.

Pour commencer, une banalité : ce film est l'adaptation d'un roman de Charles Dickens... que je n'ai pas le souvenir d'avoir lu. Je ne pourrai donc pas dire si c'est fidèle au livre. Vous trouverez bien une critique sur internet plus prolixe que moi sur ce sujet. :)

L'histoire cependant est assez connue. Oliver Twist est un orphelin qui, après avoir été placé dans une famille, retourne dans une institution à l'age de 9 ans... pour apprendre un métier (!) et s'en échappe très vite.

Et pour cause...

    1/ En fait d'apprendre un métier, ils doivent défaire des cordes pour en récupérer l'étoupe.

    2/ Ils sont exploités : ils sont maigres, pâlots, fragiles, nourris d'un infâme gruau et vêtus de courants d'air... ce qui contraste nettement avec les gérants de l'orphelinat, gros, gras, rougeauds et vêtus richement qui gueuletonnent non loin de là.

    3/ Les gérants font de ces enfants ce qu'ils veulent (ou presque): pour 5 livres quiconque peut les prendre pour apprenti pour peu qu'un juge donne son accord.

Voilà donc Oliver Twist apprenti chez un fabricant de cercueils. L'homme est un bon bougre et tout irait pour le mieux s'il n'y avait pas sa femme, la servante et un p'tit merdeux qui font tout foirer. Sous la contrainte, le croque-mort bat Oliver avec une canne. Il s'enfuit la nuit même et marche une semaine pour atteindre Londres. (J'en suis qu'au premier quart du film en gros, là, hein...)

Là bas, Oliver se retrouve rapidement embringué avec une bande de gamins qui volent sous le contrôle d'un vieil homme: Fagin. Oliver est initié mais pas mis immédiatement sur le terrain. Dans son innocence, il voit ça comme un jeu, jusqu'à ce qu'il assiste à un vol perpétré par les gamins et soit poursuivi comme coupable bien qu'il n'ait rien fait.

Il est alors pris sous la protection d'un homme riche et ainsi Oliver vit quelques heures de répit dans son malheur. Mais la troupe de voleurs craint la dénonciation et l'enlève. etc

Ce film appuie là où ça fait mal (je vous vois venir!!). La méchanceté gratuite et l'hypocrisie humaine à l'encontre des ces orphelins est douloureuse. Les personnages odieux sont nombreux, mais les pires sont ceux qui sous des airs de bonté cachent de la noirceur. Il y a heureusement deci delà des personnes pleines de coeur qui font entrevoir une lueur d'espoir.

Quand je mets lueur, c'est à dessein. Il y a un gros travail sur la lumière:

    1/ l'éclairage est souvent latéral et joue avec les ombres et accentue les traits des visages. Et des visages à mettre en valeur, il y en a.

    2/ de plus, la luminosité reflète l'atmosphère : la misère est noire, le bonheur est lumineux. C'est presque trop évident. L'orphelinat et Londres sont des univers gris, sombres et sales. Le peu de lumière vient de bougies pâlichonnes et de quelques rares fenêtres. Oliver, dans un moment tragique devient même une ombre noire dans un brouillard compact. Le soleil se lève sur les rares moments de bonheur de la vie d'Oliver. La première fois, c'est le matin où il s'enfuit de chez le croque-mort, à l'aube.

Le gamin qui joue Oliver est vraiment convainquant.

Je nuance quand même par trois remarques:

   1/ j'avais envie de me changer les idées le soir après le boulot et au final ça m'a pas remonté le moral tout cette crasse humaine.

   2/ je pense que c'eût été mieux de voir le film en VO car le doublage était parfois pas très raccord avec le mouvement des lèvres de certains acteurs... ou peut-être était-ce le mouvement des lèvres de certains acteurs qui était trop accentué... les deux sûrement. En tout cas, pour que ça m'ait dérangé, c'est que c'était flagrant.

   3/ et pis le générique de début était long et statique, j'ai espéré à ce moment là que le film ne le serait pas aussi. Bon, je vous rassure quand même, le film ça allait.

Par folio - Publié dans : In Seize
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Jeudi 2 mars 2006 4 02 03 2006 21:43
Octobre 2005.

L'histoire se déroule en Allemagne au 19è siècle alors qu'elle est occupée par les français.

Les frères Grimm sont deux : William le séducteur a les pieds sur terre, et Jacob le rêveur est passionné de contes. Cette différence les animes depuis leur enfance: Jacob croyait à l'existence de haricots magiques.

Mais ce n'est pas un film sur la vraie vie des frères Grimm, mais une projection des deux frères dans l'univers des contes (Cela me fait penser à mécompte de fées, le livre de T. Pratchett: à la fois conte et parodie).

Devenus adultes, ils sont accueillis les bras ouverts dans les villes et les villages car leur réputation les précède: ils combattent et détruisent les démons et sorcières... moyennant finance. Ils ne craignent en réalité pas grand chose car ces esprits maléfiques sont issus du folklore... et ce d'autant plus qu'en fait, ils se jouent de la crédulité des habitants en mettant en scène des combats contre des pantins animés par deux complices, et en utilisant d'ingénieux trucages.

Cependant, à chaque étape, Jacob note frénétiquement les récits des contes et légendes liés à l'esprit qu'ils doivent combattre.

Mais leur réputation arrive aux oreilles d'un militaire français qui fait alors enlever les deux frères et leurs complices pour les obliger à se mettre à son service s'ils ne veulent pas être executés... Mais cette fois, ce n'est pas pour aller faire une démonstration de farces et attrapes: il s'agit de découvrir pourquoi plusieurs petites filles du village de Marbaden ont disparu (sparu) mystérieusement dans la forêt voisine.

Dans leurs efforts pour comprendre ce qu'il se passe, ils sont aidés par la belle Angelika qui devient leur guide dans la forêt et dans cette univers de conte où une léchouille à un crapaud permet de retrouver son chemin. Il y a aussi le pseudo-méchant italien au QI d'huitre et à la solde des français qui est chargé de surveiller les deux frères.

Ce que j'ai aimé le plus, ce sont tous les clins d'oeils, les références, les parodies évidentes... Tout le film est en effet saupoudré de références à des contes (Hansel et Gretel, Le petit chaperon rouge, Blanche neige, Cendrillon...) et à des films (la légende du cavalier sans tête, le seigneur des anneaux, les oiseaux, orange mécanique...):

        1/ La forêt de Marbaden qui a des pouvoirs est à associer à l'arbre ensanglanté d'où émergent le cheval et son cavalier dans la légende du cavalier sans tête. Dans ce même film, Johnny Depp est dans la peau d'un scientifique confronté au surnaturel et qui commence par rejeter cette éventualité, tandis qu'ici, ils sont face à des phénomènes auxquels au moins un des deux ne veut pas croire. De plus dans les deux cas, on a des anti-héros car ils ne font pas franchement preuve d'un grand courage.

       2/ Coté parodie, Angelika est là pour stigmatiser les héroines féminines pulpeuses et athlétiques dont le héros tombe inévitablement amoureux. Ce n'est pas sans rappeler la fille dans Van Helsing... elles ont un autre point commun que je vous laisse découvrir. La parodie toujours pour deux scènes qui ridiculisent les films avec la musique romantique qui va bien quand deux personnes roucoulent les yeux dans les yeux ou la musique à suspense haletant... la scène se finit alors en tire bouchon...

      3/ Le délire aussi, surtout lorsqu'il s'agit de tourner en ridicule le militaire français : il se prend pour Napoléon, il est complètement fou... D'ailleurs, l'une de ses tortures consiste à suspendre un homme la tête enfermée dans une boite contenant des escargots. Et est ce un hasard si les sacs à dos des soldats français sont 'couleur vache normande' (fetchez la vache? France, pays des vaches et des escargots?).

J'ai aussi aimé le travail sur les couleurs pour créer l'ambiance.

Bon, j'ai un gros bémol moi aussi sur Monica Belluci. Juste là pour son beau minois.

Et puis pour ceux qui s'attendaient à la revisitation de la vie des frères Grimm avec des hirondelles, des noix de coco, et de Saintes Grenades... ben, euh, c'est pas exactement le même humour qui est mis en oeuvre. Mais il y a malgré tout de l'humour. Il y a aussi des effets spéciaux ce qui n'est pas le cas avec les Monty Python.

Bref, avec mon envie de m'évader en allant au ciné, ben, j'ai bien aimé.

Par folio - Publié dans : In Seize
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Vendredi 10 mars 2006 5 10 03 2006 12:01

Aymé Pigrenet est agriculteur. Il passe ses journées soit sur son tracteur dans les champs, soit à la ferme. Il a beaucoup de travail et sa femme lui est d'une aide précieuse pour s'occuper des animaux et surtout pour les travaux ménagers.

Mais la fatalité s'en mêle. Son épouse décède brutalement. Aymé est vite submergé par la quantité de travail à accomplir. Le frigo est vide, le pain dur, le chat vient de passer à la machine à laver...

Désespérant de trouver une femme de remplacement dans sa campagne, il décide de faire appel à une agence matrimoniale. La responsable de l'agence comprend vite qu'il veut une femme pour l'aider à la ferme avant tout. L'utile avant l'agréable! Elle décide donc de proposer à Aymé des jeunes filles roumaines, prêtes à quitter leur pays pour une vie meilleure en France.

Le voilà donc parti en Roumanie, et c'est là qu'il rencontre Elena, la seule candidate qui ne prétend pas 'le trouver très beau'. Il la ramène alors en France en usant de stratagèmes pour que le village ne jase pas trop...

Pour un premier film, Isabelle Mergault commence fort. Elle a choisi une galerie de personnages à la Deschiens, qui même sans texte sont capables d'exprimer beaucoup. En plus, ils ont un texte extra : il y a dans la première partie du film de nombreuses répliques très drôles qui s'enchainent comme des perles de nacre sur un collier. Puis le ton change. L'humour est encore là, distillé à petites doses, mais maintenant, c'est notre corde sensible qui est appelée à osciller. Aymé et Elena deviennent assez touchants. Pendant tout le film, Elena est charmante avec ses yeux pétillants.

J'ai passé un très bon moment.

Par folio - Publié dans : In Seize
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