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InTheBlob

ce truc est mon blog.. qui l'eut cru!
il contient :
- des trucs et des n'importe-quoi dans la catégorie En Folie,
- des photos et des dessins dans In Plano
- des articles de lecture dans les différents In Folio
- des amusements littéraires dans In Quarto
- des articles sur la musique dans In Octavo
- des recettes de cuisine dans In Douze (parce que midi, c'est l'heure !)
- des articles de cinéma dans In Seize (Neuvième)
- des articles de science et de fiction dans In Dix-Huit (parce que c'est le format suivant)

Voilà, vous êtes prévenus.

Inthepast

12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 07:46

InFolio

SF

CoinInvité

L'Empire perdu (L’empire des étoiles -Tome1) - Alexis Aubenque

Invité : B

 

Ce roman est un petit space-opéra, qui prend place dans une galaxie très très éloignée tant dans l’espace que dans le temps... en fait j’en sais rien mais on va partir de se postulat de base.

Donc, qui dit space-Op dit vaisseaux spatiaux, multitude de planètes et si possible situations géopolitiques pourries... Hé ben, tous les classiques du genre sont ici réunis, rien ne manque. On a donc une organisation sociale directement inspirée de Dune, un empereur élu parmi un petit nombre de grandes familles autour desquelles gravitent des familles mineures qui n’aspirent qu’à prendre du galon. Il y a aussi un peu de “Ventus” de Karl Schroeder, car certaines technologies sont interdites car leur utilisation avait provoqué un retour de Dieux destructeurs.

Dans ce premier Tome, nous prenons connaissance de la situation dans cet univers, découvrons les différentes factions et leurs interconnexions, et l'histoire qui va nous faire vivre pendant quelques Tomes commence à se lancer.

Alors oui, ça casse pas 3 pattes à un canard, l’histoire et les personnages sont simples, voire simpliste (et encore plus si on le compare au travail de Herbert), mais bon ça change un peu, et puis ça permet de se vider l’esprit sans avoir à trop se creuser le cerveau.

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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 07:30

InFolio

SF

Un bonheur insoutenable - Ira Levin


Ce roman est à classer dans la catégorie des romans d’anticipation. La population qui y est décrite est contrôlée à l’aide d’un traitement qui aplanit le caractère. Toutes les émotions sont réprimées pour limiter la violence et permettre ainsi à tous de vivre en sécurité. 

Ce traitement empêche cependant aussi les manifestations de joie, et permet de contrôler les naissances. 

Cela va même plus loin encore. Chaque personne est identifiées par un bracelet. Il permet au grand ordinateur, Uni, d’attribuer chaque mois, à la bonne personne, le bon traitement. Il permet aussi de savoir qui a un code génétique suffisamment bon pour avoir des enfants. Il permet bien sûr aussi de savoir où est chacun, à chaque instant, puisque tous sont conditionnés pour valider son bracelet sur des bornes à chaque instant. Et il n’est pas question de déroger à la règle. Tout le monde surveille tout le monde et n’hésite pas à dénoncer toute attitude déviante. La personne est alors contactée par son conseiller personnel et voit alors son traitement renforcé. 

Pour parachever le conditionnement de la population, des heures de TV sont obligatoires. Tous regardent alors des messages de propagande qui vantent les mérites de leurs icônes, Marx et Wei. 

Ainsi, ce roman puise son inspiration dans le régime totalitaire Marxiste et de la Chine communiste. La population se réfère aux livres signés Marx et Wei, tout comme il y avait le petit livre rouge de Mao. Dans une actualité plus récente, on peut aussi penser au livre vert qui a guidé la pensée de la Lybie sous Kadhafi.  

Ce roman s’intéresse en particulier à un homme appelé Copeau. N’ayant pas les deux yeux de la même couleur, il ne peut pas avoir d’enfant dans cette société uniformisée. Heureusement, étant enfant, son grand-père l’a bien aidé et soutenu face au regard des autres sur son infirmité. Il lui a aussi ouvert les yeux sur quelques travers de la société. Un petit germe de différence en sommeil, qui, quand il se réveillera, ne demandera qu’à croitre…

C’est un livre passionnant et qui fait aussi réfléchir à notre société. Il nous amène à regarder d’un œil différent les actualités qui sont diffusées à la télévision au grandes heures d’écoute, à repenser à son téléphone portable comme objet de pistage, aux antidépresseurs donnés à tours de bras par certains médecins pour parfois pas grand-chose…

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2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 07:30

InFolio

SF

L’homme des jeux - Ian M. Banks


C’est le premier roman du cycle de « La Culture ». celui-ci met en scène le joueur de jeu, Jernau Gureh. 

Dans cette société appelée La Culture, le jeu est comme un art et s’enseigne à l’université. Il nécessite, courage, logique et stratégie. 

La Culture est une vaste civilisation galactique, basée sur l’équité entre tous ses individus. L’argent n’existe pas, chacun a accès à ce qu’il souhaite. Les humains peuvent changer de sexe à volonté, leurs membres repoussent, leurs corps se soignent très facilement. De nombreuses planète où ils vivent sont artificiellement mise en forme au gré des envies de leur concepteur. 

Les hommes vivent en harmonie et cotoient de nombreuses machines pensantes ayant leur propre personnalité, tels les drones. Des vaisseaux spatiaux, aux noms parfois étranges, ont également leur propre conscience et sont dénués de pilote. 

Cette société est de plus pacifique et aspire à partager son mode de vie avec les autres sociétés qu’ils peuvent rencontrer au travers de l’univers. Le service secret en charge de ce genre de situation s’appelle « Contact ». 

C’est ainsi que La Culture a découvert l’Empire d’Azad qui est régi par le jeu. Le pouvoir se conquiert à travers un jeu complexe, le vainqueur devenant empereur. Les suivants dans le classement obtiennent des postes de dirigeants subalternes. 

 

Contrairement à d’autres joueurs qui sont très spécialisés sur un seul type de jeu, Jernau Gureh aime pratiquer de nombreux jeux très différents. Et il excelle dans ce domaine, c’est même le champion de La Culture. C’est d’ailleurs pour cela qu’il a été choisi pour représenter La Culture lors d’un jeu électoral de l’Empire d’Azad. 

Le voici donc embarqué dans un vaisseau en direction de l’Empire d’Azad. Le but est d’influencer la société de cet Empire au cours de la partie dans l’espoir que cela les mène à accepter d’intégrer La Culture. Mais pour y arriver, il devra faire face à la violence, l’absence de scrupules et la fourberie d’une société dictatoriale, fort différente de La Culture. 

 

Le début est un peu lent. L’auteur nous présente Jernau Gureh, son cadre de vie, l’importance du jeu dans sa vie et la raison qui l’a conduit à accepter de collaborer avec Contact. Ensuite, le récit s’anime et devient plus intéressant pour finir dans un grand feu d’artifice où les actions s’enchaînent rapidement. 

C’est un récit très original, qui présente beaucoup d’inventivité sur certains aspects de La Culture et sur certains noms étranges.

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 07:02

InFolio

MorceauxChoisis

Les livres dans les livres : Cristal qui songe - Theodore Sturgeon

 

" Il enfonça voluptueusement ses épaules dans le matelas moelleux, se tourna sur le flanc et attrap  un des quatre volumes posés à sa portée sur une petite table basse. 

C'étaient les seuls livres que contïnt l'appartement. Depuis longtemps, il avait découvert que les livres ont une fâcheuse à devenir matériellent envahissants et que les bibliothèques ont vite fait de déborder. La solution élégante de ce problème consistait à se débarasser des uns et des autres. Ainsi avait-il conclu un arranagement avec son libraire qui lui envoyait chaque jour quatre livres neufs, moyennat une sorte d'abonnement. Il les lisait d'un bout à l'autre et les rendait régulièrement, dès le lendemain, au libraire. C'était là, à ses yeux, la soultion idéale. Il se souvenait ensuite indéfiniment de ce qu'il avait lu - et cela jusqu'au moindre mot. A quoi bon, dès lors, conserver des livres chez soi ? "

 

C'est pas tout le monde qui mémorise comme ça, et les autres sont bien obligés d'en revenir à la bonne vieille étagère qui déborde ! 

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 07:21

InFolio

SF

Cristal qui songe - Theodore Sturgeon

 

Horty est un orphelin. Il a été adopté par Armand Bluett et sa femme, parce que ça fait bien, dans leur position sociale, d'adopter un enfant. Mais il lui est donné la plus petite chambre, qui sert aussi de débarras. 

Rien n'appartient à Horty, à part un gant de base-ball et un petit diable dans sa boite qu'il appelle Junky. Il est très malheureux dans cette famille, et fait beaucoup de bêtises. Par exemple, à l'école, il se fait punir et renvoyer après avoir manger des fourmis. Ce jour-là, à cause de ce renvoi, Armand le brutalise et le blesse grièvement à trois doigts en refermant une porte sur eux. Horty s'enfuit alors de chez lui.

Sur la route, Horty rencontre un groupe de forains avec lequel il se lie d'amitié. Zenan, une naine, le prend sous son aile. Elle fait en sorte que le chef de la troupe, Le Cannibale, un homme brutal et asocial, accepte qu'il fasse partie de leurs numéros de cirque.  

Horty découvre alors que Le Cannibale collectionne d'étranges cristaux qui semblent dotés de pensées, et à qui il veut imposer sa domination. 

 

Ce récit est construit de manière à laisser planer une part de mystère sur de nombreux points essentiels qui se révèlent dans les dernières pages. Le personnage d'Horty est lui aussi assez particulier, mais il reste très attachant, tout comme Zéna. 

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 07:56

InFolio

CoinInvité

SF

 

La lune seule le sait - Johan Heliot

Invité : B.


Lors de l'exposition universelle de 1889, qui a vu le début de l'ere industrielle moderne, des extraterrestres font leur apparition sous les yeux ébahis de l'empereur Napoléon 3. Rapidement l'empereur français s'allie avec les Isckiss et domine l'Europe continentale.

10 ans plus tard, il existe toujours une résistance à "Badinguet". Celle-ci est menée par "Barbirossa" depuis l'île de Guernesey (tout le monde aura compris qu'il s'agit de l'auteur des "misérables"). 

L'empire français construit alors, grâce à l'aide généreuse et bénévole de bagnards, une base sur la lune afin de construire une armada de vaisseaux dans le but d'aller prêcher la bonne parole sur d'autres planètes. Malheureusement pour lui, la résistance envoie son meilleur Jules Verne (70 ans...) pour contrecarrer les plans impériaux...

 

L'auteur a su faire preuve d'imagination pour nous composer une uchronie complète (entre la victoire de Napoléon 3 en 1870, la survie de Victor Hugo jusqu'en 1909, on diffère vraiment de la réalité).

Il y a un véritable travail pour créer un univers crédible et complet. Mais on pourra regretter que l'histoire qui y prends place n'est pas à la hauteur. Le fond est intéressant, mais la forme nuit à l'ensemble, elle manque de souffle, de peps.

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 07:20

InFolio

SF

A la poursuite des Slans - A. E. Van Vogt

 

Jommy Cross et sa mère marchent dans la rue. Mais la mère détecte qu'ils sont suivis. 

Peu après, sa mère est tuée tandis que Jommy s'enfuit. 

Ce sont tous les deux des Slans, des êtres à l'aspect humain, très intelligents et qui possèdent une grande force physique. Ils se distinguent cepandant des humains par la présence de vibrilles, sortes de petites cornes dorées, qui leur permettent d'utiliser la télépathie. 

Ils sont pourchassés par les humains qui sont effrayés par leur supériorité. Cette peur est renforcée par des rumeurs qui disent que les Slans sont créés à partir de bébés humains à l'aide d'une machine. Une police est chargée de les traquer. Le chef de cette police est John Petty.

L'humanité est en déclin et cette atmosphère de suspicion arrange bien le gouvernement de la planète, et en particulier, à sa tête Kier Gray. 

Pourtant, étrangement, Kier Gray a auprès de lui une jeune Slan, Kathleen Layton, qu'il s'efforce de protéger de la police. 

Les Slans sont également profondément pacifistes, ils aiment les humains malgré le mal qu'ils leur causent. Jommy, bien qu'il soit poursuivi et menacé à chaque instant, plutôt que songer à se venger, va alors retourner dans le laboratoire de son père pour y mener des recherches sur l'atome. Ils va également faire des découvertes concernant les Slans et s'efforcer de ramener la paix entre les deux commmunautés. 

 

Ce roman est écrit dans un style très fluide et agréable à  lire. Il n'y a pas de superflu, l'action s'enchaine très vite ce qui rend le récit passionnant. En plus, on s'attache vite à Jommy et son désir de paix qui semble si naïf. 

Ce roman aborde de plus des problématiques telles que le racisme, la discrimination, qui n'ont malheureusement pas pris une ride.

Cependant, on sent bien que le roman date de 1940 au niveau des avancées technologiques. Les potentialités de l'atome comme source d'énergie, comme arme ou les risques des radiations en termes de mutation sont typiquement des thèmes de cette époque où la physique nucléaire en était à ses débuts. 

 

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 07:48

InFolio

SF

 

A. E. Van Vogt - La cité du grand juge


Ce roman se déroule dans une société totalitaire. Le Grand Juge y est omnipotent, il juge de manière impartiale, presque mécanique, et son existence permet la garante de la liberté des citoyens. C’est un régime où la peur maintient la paix et la tranquillité pour tous. Tout contrevenant se voit implanté dans le cerveau un circuit de douleur qui lui vrille le crâne si jamais il commet le moindre faux pas. Les jeux amoureux sont obligatoires, le couple n’existe pas.

Suite à des guerres atomiques, des mutants sont apparus. La cité PRAPSP, où vit le Grand Juge, est également l’endroit où sont parqués ces êtres qualifiés de « dégénérés ». Ils sont ainsi caché au regard du peuple dans une sorte de « cité interdite ».

En 2140, Wade Trask invente un appareil qui permet de transférer une personnalité dans un autre corps. Peu après, il se voit condamné à être désintégré pour avoir souhaité vivre en couple avec une femme. David Marin, un proche conseiller du Grand Juge, est également amoureux d’une femme, et par amitié pour Wade Trask tente de défendre sa cause. En vain.

La savant piège alors David Martin, et fait l’échange de leur deux corps. Il espère pouvoir agir et défendre sa cause en jouant sur le fait que Martin a une influence auprès du Grand Juge. Mais quelque chose cafouille, empêchant Trask (dans la peau de Martrin) d’agir…

En parallèle, Martin (dans la peau de Trask) va devoir s’efforcer d’annuler la sentence qui pèse sur le corps de Trask. Il lui reste peu de temps pour agir, et la semi-liberté de Trask, avec le circuit de douleur, ne vont pas lui simplifier la tâche.

 

Bon, déjà rien que comme ça, c’est un peu compliqué. Mais l’auteur ajoute tout à coup par-dessus tout ça, une histoire de conspiration, de groupuscule secret, de cerveau, de machines pensantes, de personnes manipulées par des robots… qui complique encore plus les choses. A croire qu’il a changé d’avis sur son roman en cours de route, qu’il a voulu y apporter plus d’action, changer la manière dont il devait finir. Mais ça reste du Van Vogt, et donc une écriture agréable à lire. Avis mitigé, donc.

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 07:09

InFolio

CoinInvité

SF

Invité : B. 

Ventus - Karl Schroeder

 

Ventus, jolie petite planète térraformée il y a plus de 10 siecles, des terres fertiles, de l’air pur... Une planète qui a tout pour plaire... enfin presque ! Les machines qui ont permis la terraformation sont toujours actives... et considèrent les hommes et leurs activités sur la planète comme des nuisances qu’ils faut traiter, voire éliminer.

Cependant une certaine forme de symbiose se produit, aidée en cela par le fait que certains êtres humains ont la capacité de comprendre le langage des “Vents”, voire de leur donner des ordres.

Mais Ventus n’est pas la seule planète de l’univers. Ailleurs les êtres humains continuent à vivre, et même à se battre contre une forme particulièrement hostile d’IA. Alors que la victoire totale semble être a portée de main, cette IA envoie un agent sur Ventus, bientôt suivi par un duo d’agents chargés de l’éliminer. C’est alors que vont commencer les choses sérieuses et mettre à feu la planète.

C’est un bon livre, dense, touffu que je n’ai réussi à pleinement aborder que lors d’une deuxième lecture. Les personnages sont intéressants, attachants. Les histoires qui se croisent, recroisent sont bien menées et permettent de découvrir et de mettre en valeur l’important travail réalisé par l’auteur afin de construire un monde et un univers solide. Mais ce livre peut parfois être un peu étouffant pas sa complexité.

 

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 07:49

InFolio

SF

 

Alain Damasio – La Horde du contrevent

Challenge ABC 2013

 

Ils sont 23 dans la horde à avancer sur une terre hostile, balayée par les vents. 23 personnes d’une trentaine d’année, entrainées depuis l’enfance à lutter contre le vent. A l’Est l’amont, à l’Ouest l’aval et des vents parfois doux, parfois violents, soufflent de l’amont vers l’aval. Et le vent peut être si brutal qu’il peut tuer.

La mission ancestrale des hordes est de remonter vers la source du vent, en Extrême-Amont, d’apprendre ce qu’est le vent, découvrir ses 9 formes dont seulement 6 sont connues jusqu’ici. Ils n’ont que leur corps pour avancer, leur motivation, leur mental, leur endurance.

Le groupe auquel s’intéresse le roman est la 34ème horde. Toutes les hordes précédentes, au fil des générations, pendant 8 siècles déjà, ont échoué.

Cette horde, menée par le 9ème Golgoth, est considérée comme la meilleure de toutes. Certains disent que ce sera aussi la dernière.

 

Ce roman est certes une quête, comme il y en a de nombreuses en fantasy, avec une troupe constituée d’êtres très différents et aux compétences spécifiques. Mais il a le mérite d’être très original en créant de toute pièce son propre univers venteux. Une bande de terre, une structure est-ouest, le vent et ses nombreuses variations, des habitants aux modes de vie forgés par le vent…

C’est donc une quête totalement revisitée et une troupe masquée. Le massif et bourru Golgoth a un coté nain, le barde enchanteur un coté elfe, les hordiers qui maitrisent le feu, l’eau… font penser aux magiciens, le combattant fait penser aux héros des sagas de fantasy, les deux jumeaux « crocs » ont un coté primaire assez troll… La quête les mène vers de l’impalpable, l’origine du vent, la connaissance… et non vers je-ne-sais-quelle princesse à sauver ou trésor à trouver.

Ce roman aurait pu être très rébarbatif. Quand on voit son épaisseur, et quand on lit les premières pages, il y avait matière à craindre une description ennuyeuse : un groupe se déplace sur une terre hostile, contre le vent. Point. Mais en fait non, pas du tout. L’univers décrit est foisonnant et plein de surprises, le style d’écriture est lui aussi très riche.

Il se passe toujours quelque chose de nouveau et d’inattendu. Des rencontres, des dangers. Comme dans le vent, il y a des périodes de calme, des bourrasques et des tempêtes. De plus, les informations qui permettent de mieux comprendre le pourquoi et le comment sont distillées au fil du texte, ce qui maintient une part d’interrogation et une envie de continuer pour en savoir plus.

L’auteur fait parler l’un après l’autre chaque personnage. Cela permet de donner différents points de vue, de rendre le récit plus vivant, mais surtout permet à l’auteur une gymnastique dans l’écriture qui est savoureuse : le barde ne s’exprime absolument pas comme le Golgoth. Pour permettre d’identifier qui parle, chaque paragraphe est précédé d’un symbole. Chaque membre de la horde a le sien.

En bref, ce livre vient de rentrer dans la short-list des livres qui m’ont le plus emballé depuis que je gribouille ici.

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