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InTheBlob

ce truc est mon blog.. qui l'eut cru!
il contient :
- des trucs et des n'importe-quoi dans la catégorie En Folie,
- des photos et des dessins dans In Plano
- des articles de lecture dans les différents In Folio
- des amusements littéraires dans In Quarto
- des articles sur la musique dans In Octavo
- des recettes de cuisine dans In Douze (parce que midi, c'est l'heure !)
- des articles de cinéma dans In Seize (Neuvième)
- des articles de science et de fiction dans In Dix-Huit (parce que c'est le format suivant)

Voilà, vous êtes prévenus.

Inthepast

4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 07:57

InFolio

SF

 

Terremer - Ursula Le Guin

 

 

Le livre intitulé « Terremer » dans les éditions françaises regroupe en fait trois romans « Le sorcier de Terremer », « Les tombeaux d’Atuan » et «  L’ultime rivage ».

Le grand archipel de Terremer est composé de multiples îles dispersées à travers les mers dans toutes les directions. Sur ces terres, vivent des sorciers. Ils pratiquent une magie utile aux habitants des îles : renforcer les bateaux des pêcheurs, faire souffler le vent dans le bon sens pour les faire avancer, s’assurer qu’un troupeau ne sera pas malade etc.

Ged est un jeune garçon, simple paysan de l’île de Gont. Il a montré des prédispositions pour devenir mage. Il est alors envoyé sur l’île de Roke afin qu’il y apprenne des sortilèges et autres savoirs nécessaires pour pratiquer la magie.

Le premier livre, « Le sorcier de Terremer », raconte l’initiation du jeune mage, et sa longue poursuite d’une ombre maléfique qui s’est échappée de l’autre monde.

 

Dans les deux autres livres, il est devenu un puissant sorcier et doit lutter d’une part pour le retour de la paix sur une partie de Terremer, et d’autre part contre l’affaiblissement de la magie dans l’archipel.

Ce récit nous entraine donc aux cotés de Ged au cours de tous ses voyages, ses expériences de vie et de magie.

 

Malgré quelques longueurs lors de la présentation du tombeau d’Atuan, j’ai aimé et ne me suis pas ennuyée à lire ce beau gros bouquin.

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 07:01

InFolio  

SérieFinMois

SF

 

29ème livre des  annales du Disque-Monde

Le régiment monstrueux - Terry Pratchett

 

Le disque-monde, fidèle à lui-même, se déplace à travers l'Univers sur le dos de la Tortue Céleste, la Grande A'Tuin.

 

Depuis des siècles, les Slobènes et les Borograves se tapent dessus pour une antique querelle. Pour ne rien arranger, les Borograves vénèrent une divinité appelée Nuggan. Ce pourrait être sans conséquence si au fil des jours, la liste des abominations que Nuggan ne tolère pas ne faisait que croitre, réduisant d’autant la liberté de son peuple.

La nouvelle abomination qui a encore un peu plus envenimé les choses entre la Borogravie et ses pays voisins, est liée aux tours de sémaphore employées pour communiquer. Au gré du déplacement d’une rivière marquant la frontière, des tours de sémaphores sont entrées en territoire borograve et ont été par conséquent détruites.

 

Cette petite guerre éternelle est alors remontée aux oreilles d’Ankh-Morpork, du fait que ses voies de communication étaient coupées. La ville a décidé d’envoyer des troupes pour soutenir les Slobènes contre les Borograves, et la guerre tourne donc en leur faveur.

Forcément, l’équipe du guet municipal de Vimaire a également été déléguée sur place pour éclaircir la situation. Mais Vimaire n’est pas dupe, il examine le comportement des deux peuples, et jauge le jeune prince qui est destiné à prendre le trône slobène d’ici peu.

 

Mais de l’autre coté, des événements inattendus se produisent également. Une jeune fille, Margot, sans nouvelles de son frère Paul dont elle s’est toujours occupée, décide de s’engager, allant ainsi à l’encontre des préceptes de Nuggan. Déguisée en garçon, la voilà recrutée ainsi qu’un troll, un Igor, un vampire et d’autres… Alors que toutes les autres troupes borograves sont assiégées, eux seuls se déplacent encore librement. Et, leur rencontre avec un journaliste suite à un combat va faire naitre leur légende, les désignant comme un groupe de féroces combattants. Le poids des mots, le choc des photos…

 

Une fois de plus, Terry Pratchett déguise un message politique dans un récit du Disque-Monde. Ce n’est d’ailleurs pas le premier tome qui parle de guerre, et de l’absurdité des raisons pour lesquelles elles se déclenchent et se prolongent parfois. Il y est également question d’endoctrinement et d’aveuglement de peuples qui se courbent docilement sous des lois absurdes et liberticides (les abominations de Nuggan).

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 07:18

InFolio

SF

 

En panne sèche - Andreas Eschbach

 

Challenge ABC 2013

 

 

Ce roman se divise en deux parties.

Dans la première partie, tout commence par un homme, dans une voiture, qui soudain n’a plus de carburant. L’auteur alterne alors des scènes du présent et du passé, pour en arriver tranquillement, mais sûrement, à l’explication de cet accident.

 

Markus Westerman est un jeune ingénieur commercial dans une société d’informatique. Il a quitté l’Allemagne pour les Etats-Unis, afin de remplir une mission de traduction de documents techniques. En principe, son visa et son contrat sont à durée limitée. Mais, dévoré d’ambition et rêvant de réaliser l’« Américan dream », il est bien décider à y rester, et à y faire fortune. Son objectif : monter une entreprise avec des capitaux et des idées appartenant à d’autres.

Il fait alors la rencontre de Karl Block, un inventeur autrichien d’une méthode innovante de prospection de pétrole. Le vieil homme annonce qu’il sait trouver des champs pétrolifères là où d’autres n’en trouvent pas. Markus commence par utiliser son héritage et les deux associés fondent une société. Ils s’efforcent ensuite d’attiser la curiosité et l’intérêt des investisseurs.

Cependant, quelque temps plus tard, alors qu’ils sont en phase de démonstration pour prouver l’efficacité de la méthode Block, des troubles agitent le Moyen-Orient, et la production de pétrole de certains forages montre les premiers signes d’un tarissement.

La fin de cette première partie du roman s’achève donc sur une crise mondiale du pétrole.

Au passage, l’auteur explique les enjeux politiques, financiers et géopolitiques de l’exploitation du pétrole, dans le passé et à l’heure actuelle. Il décrit également les techniques de prospection et d’extraction, si bien que l’air de rien, on apprend énormément de choses.

 

La deuxième moitié du roman décrit les conséquences de cette crise, à la fois à l’échelle mondiale, mais aussi à l’échelle locale d’une famille (celle de la sœur de Markus, en Allemagne). Il fait ressortir la cupidité de certains, prêts à profiter de toutes les situations, et les réactions parfois démesurées face à la peur de la fin du monde. Il montre les produits qui vont être amené à manquer en cas de pénurie de pétrole et fait prendre conscience des savoirs qu’il est nécessaire de ne pas perdre pour pouvoir réagir dans cette situation.

En parallèle, Markus Westermann essaye de rebondir face à la crise

 

Le tout se déroule dans une époque très proche de la notre, vers les années 2005-2010. Bien que ce soit de la science-fiction, le monde décrit comporte peu de différences avec notre environnement. Il s’agit là d’uchronie : le monde de ce roman connait une bifurcation par rapport à notre monde et par de l’hypothèse que les ressources supposées de pétroles sont toutes surestimées par les pays producteurs. Mais ça pourrait également être de l’anticipation, car, qui sait, notre monde pourrait connaitre le même genre de crise dans quelques années.

 

Non seulement, ce roman est passionnant et bien construit (avec ses retours dans le passé qui permettent d’expliquer le présent), mais également instructif (avec ses explications techniques, historiques ou politiques). Il montre combien l’industrie du pétrole est un univers impitoyable. Il n’y a pas que dans la série « Dallas » que c’est le cas.

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 07:26

InFolio

SF

Mélanie Fazi – Arlis des Forains

 

 

Mélanie Fazi est surtout connue pour ses traductions d’auteurs de science-fiction anglophones et pour ses nouvelles. Elle a aussi pris sa plume pour composer des romans. Celui-ci s’engage dans l’univers du fantastique.

Arlis est un jeune garçon de 11 ans. Il vit depuis son plus jeune âge avec des forains qui l’ont adopté après qu’il ait été abandonné. C’est Lindy, une ancienne écuyère blessée après être tombée de cheval qui l’élève. Elle est parfois un peu étrange, éclatant en sanglots pour un oui ou un non et semble transporter avec elle un lourd passé. Mais c’est visiblement aussi le cas des autres membres de la troupe qui tous restent assez secrets sur leur passé.

Le passé d’Arlis est aussi en partie une énigme pour lui. Chaque fois qu’il demande, il a une version différente de la manière dont il a été trouvé

La troupe vient d’arriver à Bailey Creek, petit village perdu dans l’Arkansas. Champs de blés à perte de vue, quelques maisons, une église. Arlis se lie vite d’amitié avec Faith, l’une des filles du pasteur Quinlan, qui a à peu près son âge. Cette fillette, par rébellion vis-à-vis de son père cultive volontairement un coté mauvais, volant des bonbons et désobéissant autant qu’elle le peut. C’est ainsi que leurs jeux tournent vite à des séances païennes autour du personnage du « Seigneur des moissons », avec récolte d’offrandes (petits animaux morts) et spiritisme au milieu des champs. Ce qui pourrait être qualifié de malsain, mais cependant anodin, tourne au bizarre quand le spectre de la mère décédée de Faith apparait au milieu des champs.

Les événements qui se déroulent ensuite font progressivement basculer le roman dans le fantastique et le paranormal.

 

J’aimé l’écriture simple, douce et agréable. Je me suis laissé envouter par certaines envolées lyriques, certains passages à l’écriture très belle et poétique. J’ai aimé le coté facétieux des deux singes, la nonchalance de l’ours. J’ai aimé la manière subtile dont les choses évoluent, le basculement progressif dans l’étrange, tout en laissant le lecteur dans le doute, un peu perdu dans la compréhension des phénomènes.

J’ai regretté que les personnages de la troupe restent tous un peu trop flous. A part Lindy et Katrina que j’avais bien identifié, je n’ai pas cessé de mélanger les hommes, peut être trop brièvement définis, pour ensuite n’être désigné que par leur prénom. C’est lequel le cul-de-jatte et celui aux cheveux longs ? J’ai regretté aussi que le fait que ce soient des forains reste plus un détail du récit, qu’un élément principal. Arlis aurait pu être le fils adoptif d’une famille qui venait d’emménager dans le village, ça aurait été pareil. Ca m’a conduit à considérer cet aspect comme un cliché justifiant qu’ils soient marginaux et au passé mystérieux.

J’ai beaucoup moins aimé certaines longueurs du récit, des passages qui ne paraissaient pas utiles ou auraient pu être plus brefs. J’ai détesté la passivité du gamin qui se laisse mener par le bout du nez par la fille, comme le petit Marcel du "Château de ma mère" de Pagnol. Une passivité d’autant plus incompréhensible qu’il a bien conscience que le comportement de Faith n’est pas normal.

Je reste donc charmée par l’écriture, mais frustrée par d’autres aspects du récit.

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 07:20

InFolio

SF

 

Rudy Rucker - Maitre de l'espace et du temps


Comment devenir le maître de l’Espace et du temps ? La recette est simple, il suffit de se donner à soi-même l’idée de construire une machine, et la manière de la construire. Mais comment se donner cette idée ? Simplement en voyageant dans le temps et l’espace. Logique, non ? Et bien sûr, il faut pour cela posséder des gluons bleus (voire des rouges et des jaunes) et pleins d’autres bidules dont le nom donne mal à la tête. D’une simplicité enfantine… Et c’est ainsi que Harry Gerber, un inventeur frapadingue, et son pote, Fletcher deviennent les maîtres de l’espace et du temps en utilisant le « blonzeur » qu’ils ont inventé. Et on peut en faire des choses folles, avec de tels pouvoirs. Modifier la réalité à sa guise, revisiter les lois de la physique, résoudre la faim dans le monde et même mettre l’humanité en grand danger.

 

Ca faisait longtemps que je n’avais pas lu un livre de SF aussi n’importe quoi (à part du Pratchett, mais ce n’est pas vraiment le même type de délire). Disons que ça se rapproche un peu de ce qu’a pu faire Douglas Adams dans son guide galactique.

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 07:12

InFolio

SF

 

Neal Stephenson – Panique à l’Université

 

La Mégaversité américaine est une gigantesque Université comptant quarante deux mille étudiants et leurs professeurs. Il y a aussi les associations et clubs divers, les syndicats, les administrations, les techniciens de surface (tech de surf), le personnel des cantines… le tout sous le contrôle du Recteur, Septime Sévère Krupp.

Les étudiants vivent sur place dans d’immenses tours, « le Plex », chaque étage de chaque tour constituant une sorte de microcosme avec ses spécificités, ses rites et signes de reconnaissance.

Certains professeurs vivent aussi dans les tours. L’un d’eux, Bud, est l’un des témoins des événements qui vont agiter le Plex. Il y a la normalité, le quotidien : bataille de cantine, débordement de fêtes alcoolisées ou sous stupéfiants, passion de participants à des jeux de rôle ou de scientifiques qui prennent leurs délires un peu trop au sérieux, querelle de colocataires… et j’en passe. La folie s’exprime à tous les étages et Neal Stephenson décrit en condensé  toutes les dérives du monde étudiant…. jusqu’à l’événement de trop.

 

C’est un livre à aborder au calme, sans se laisser désarçonner par le nombre de protagonistes, ni par l’absurdité de certains comportements. C’est aussi un livre qui nécessite d’avoir quelques notions sur la vie universitaire aux USA pour le savourer totalement, même s’il peut se lire sans. Et c’est un livre, si on s’y accroche qui se relève foisonnant de délires, et au final devient difficile à lâcher.

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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 07:52

 

SérieFinMois

SF

 

28ème livre des  annales du Disque-Monde

Ronde de nuit - Terry Pratchett

 

Le disque-monde, fidèle à lui-même, se déplace à travers l'Univers sur le dos de la Tortue Céleste, la Grande A'Tuin.

 

Juste le jour où son épouse est sur le point d’accoucher, Samuel Vimaire, Capitaine du guet, se retrouve en train de pourchasser un assassin, Carcer, dans les rues d’Ankh-Morpork. C’est alors que Carcer et lui sont frappés par la foudre et sont projetés dans le temps, vers le passé.

Samuel Vimaire retrouve alors l’époque où il n’était qu’un jeune homme, fraîchement engagé dans le Guet de nuit. C’est aussi l’époque où une mini révolution et des émeutes de rue ont fait de nombreuses victimes. Après une phase d’adaptation, il réalise qu’il peut profiter de sa présence pour éviter ce massacre. Mais il doit également continuer à pourchasser Carcer, qui ne tarde pas à faire sa première victime.

 

C’est un roman où l’on retrouve également les moines gestionnaires du temps, Vétérini en version jeune, et d’autres personnages classiques de la vie d’Ankh-Morpork et du guet. Un roman sur les révolutions, les émeutes, les bagarres de rues, comment les éviter, et comment la bêtise de quelques uns les provoque.

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 07:52

InFolio  

SérieFinMois

SF

 

27ème livre des  annales du Disque-Monde

Procrastination - Terry Pratchett

 

Le disque-monde, fidèle à lui-même, se déplace à travers l'Univers sur le dos de la Tortue Céleste, la Grande A'Tuin.

 

Jérémie est un jeune homme un peu particulier. Enfant abandonné, il a été éduqué par la Guilde des Horlogers. Il est devenu un excellent constructeur d’horloges, toujours à l’affut de nouvelles idées, maitrisant toutes les techniques de fabrication d’horloges. Mais c’est aussi une personne associable et très ennuyeuse.

C’est alors qu’apparait dans sa boutique une femme qui s’intéresse à son travail, à son expertise. Elle lui parle de fabriquer une horloge en cristal, un défi technologique de haute voltige. Charmé par Myria Ligion et attiré par ce challenge, il accepte. Sans le savoir, il construit un objet destiné à détruire le temps.

Ailleurs, sur le Disque-Monde, vivent des moines dans une vallée hors du temps. Ils ont pour mission de répartir le temps et de le préserver. Le balayeur Lou-Tsé, et l’apprenti Lobsang sont sensibles aux changements qui s’opèrent durant la construction de l’horloge. Ils partent donc à sa recherche pour empêcher son achèvement.

 

En parallèle, la Mort du Disque-Monde, sentant venir la fin du Monde, prévient Suzanne pour qu’elle intervienne pour sauver le temps. Il se rapproche également de ses collègues, les Cavaliers de l’Apocalypse, car tous auront un rôle à jouer au moment de la fin du Monde.

 

C’est un récit sur les chapeaux de roues, une course contre le temps, pour sauver le temps. Et comme toujours, un roman avec beaucoup d’humour, à dévorer !

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 07:15

InFolio

SF

 

Ariosto Furioso – Chelsea Quinn Yarbro

Chalenge ABC 2012

 

Ce roman est une uchronie, qu’on se le dise. Ce point mérite d’être précisé. N’étant pas très au fait de l’histoire de l’Italie, je n’aurais pas su que c’était une uchronie si je ne m’étais pas un peu renseignée sur le contexte historique du roman, pour mieux le comprendre.

 

En cet année de 1533, au lieu d’être un territoire morcelé et soumis à un enchainement de guerres, la botte est un état uni, appelé Italia Federata (en réalité, l’Italie sera unifiée bien des siècles plus tard). Par opposition, l’Espagne est un état faible. L’Angleterre est en quête d’alliances, tandis que le roi vient de divorcer, s’opposant ainsi à l’Eglise.

Cette fédération a vu naissance par la volonté de Damiano de’ Medici, el Primario (le Premier, le traducteur a choisi de ne pas traduire de nombreux mots), l’équivalent d’un premier ministre. Bien que jeune, cet état déborde déjà d’ambition, en envoyant des navires vers le Nouveau Monde.

 

Mais cette unification n’est pas de tout repos et les tensions sont nombreuses au sein de l’état. De plus, au sein même de la famille de’ Medici, les complots pour le pouvoir sont foison. Damiano de’ Medici fait face à des opposants qui agissent dans l’ombre pour détruire la fédération. Entre politique et religion, il lui est souvent fort pénible de savoir en qui il peut faire confiance.

Dans cette atmosphère tumultueuse, Damiano a cependant un fidèle ami, Lodovico Ariosto. C’est un poète qui a fort peu les pieds dans la réalité et ne se rend pas toujours compte des tenants et aboutissants des événements qui se déroulent autour de lui. Il aimerait cependant autant que possible aider Damiano.

 

C’est par le regard de Lodovico, que l’on perçoit les événements. Son regard est donc parfois un peu biaisé par sa naïveté.

De plus, à des passages décrivant la réalité (la Realta) sont mêlés des passages de sa nouvelle œuvre, une fantaisie (La Fatasia) intitulée Ariosto Furioso.

Dans cette œuvre, Lodovico est un soldat de l’Italia Federata. Fier et valeureux commandant de troupes, il chevauche un hippogriffe. Avec ses lanzi, il est sur les terres du Nouveau Monde pour défendre ses habitants (cherokee, et autres indiens) et combattre un très puissant sorcier.

 

Bref, tout ça n’est que le plantage du décor. Pour ce qui est de l’intrigue en elle-même, elle est assez creuse. On assiste à l’arrivée du héros, à la reconnaissance du terrain et à l’avancement des préparatifs de la bataille dans la Fantasia. Et dans la Realta, au milieu d’un lourd verbiage politique, Damiano reçoit un émissaire de l’Angleterre qui doit se rendre en Pologne. Cet événement est le déclencheur du mécontentement de plusieurs états de la fédération. Et c’est pile à ce moment que Damiano envoit Lodovico écrire tranquillement à la campagne… si bien que les remous politiques sont bien lointains. Il ne se passe pas grand-chose, en apparence, pendant de nombreuses pages, mis à part qu’on en apprend de pas tristes sur les mœurs de certains hommes de pouvoir. Tout ça pour qu’au final tout s’accélère, et on ne comprend pas trop bien pourquoi. Ca laisse un gros sentiment d’inachevé.

 

Le seul aspect un peu intéressant, et encore, pour peu qu’on prenne le temps de fouiller, c’est de rechercher les quelques points d’ancrage avec notre Histoire dans le roman.

C’est à Florence (Firenze), que vit Damiano de’ Medici, comme les de’ Medici qui ont eu un fort pouvoir sur cette province à cette période.

De même, le Pape, est Cosimo de’ Medici… dans les faits, Cosme de Medicis sera effectivement Pape quelques années plus tard.

L’époque où se déroule l’histoire a effectivement connu un poète qui s’appelle Lodovico Ariosto, surnommé L’Arioste. Mais celui-ci était plus ancré dans la politique que son double uchronique. Il a été l’auteur d’un long poème épique, Orlando furioso (Roland furieux), qu’il a longuement retravaillé (« publia son poème pour la première fois en 1516, en 40 chants, mais il ne cessa de le retoucher et en donna en 1532 une édition augmentée de six chants » dixit wikipédia). Olando furioso traite de la guerre entre Charlemagne et les Sarrasins et a pour héros Roland, amoureux d’Angélique.

Il est amusant de faire des parallèles entre les deux personnages et leurs textes. Le Lodovico du roman a également écrit un Orlando Furioso avant d’aborder cet Ariosto Furioso. Lui aussi a longuement retravaillé le texte. Dans cet Ariosto Furioso, la guerre est celle du prince Falcone contre un sorcier maléfique. Et le héros, Ariosto est lui aussi pris dans un amour impossible. Et étrangement, le véritable Lodovico décède en 1533, l’année où ce déroule ce roman.

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 07:54
InFolioMorceauxChoisis
Les hommes dans les livres...

Maurice (le chat), et Pêches (le rat), discutent :
"- Ecoute, Pêches, l'humanité n'est que supercherie, répliqua la voix de Maurice. Les hommes aiment tellement se rouler les uns les autres à tout bout de champ qu'ils élisent des gouvernements qui le font pour eux. "
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