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InTheBlob

ce truc est mon blog.. qui l'eut cru!
il contient :
- des trucs et des n'importe-quoi dans la catégorie En Folie,
- des photos et des dessins dans In Plano
- des articles de lecture dans les différents In Folio
- des amusements littéraires dans In Quarto
- des articles sur la musique dans In Octavo
- des recettes de cuisine dans In Douze (parce que midi, c'est l'heure !)
- des articles de cinéma dans In Seize (Neuvième)
- des articles de science et de fiction dans In Dix-Huit (parce que c'est le format suivant)

Voilà, vous êtes prévenus.

Inthepast

20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 07:39
Le temps est conté
Comté b
aP1010850
il a eu chaud.
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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 07:39
Le temps du cantal

Cantaljeune b
cantal jeune

CantalVieux b
cantal vieux
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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 07:02

Projet d'écriture collective des fanes de carottes

Chroniques d'Octavie

Bastien - Troisième épisode


Le climat d’Octavie a la chance de ne pas être trop mauvais. Les grands coups de vent qui perturbent la récupération du courrier de l’aérostat et les pluies qui rendent les passerelles glissantes sont assez rares. La neige est pour nous une inconnue, ou presque. Et c’est fort heureux car elle alourdit dangereusement toute la structure de la cité. On a déjà vu s’effondrer dans le vide des cabanes dont le propriétaire n’a pas eu la présence d’esprit de nettoyer le toit et les arrimages pendant et après une chute de neige. Et le propriétaire tombait malheureusement bien souvent en même temps que sa cabane, ou bien il était quitte pour une belle frayeur. Un couple adultère a d’ailleurs été découvert de cette manière, serrés l’un contre l’autre en tenue légère dans un hamac, suite à la chute d’une cahute que tous croyaient vide… ils ne pouvaient pas déneiger, ça aurait signalé leur présence.

Mais quand ce mauvais temps survient un jour où je dois travailler, il n’est pas rare que je décale mon ramassage ou ma distribution d’un jour. Je ne suis pas assez fou pour m’engager à toute vitesse sur mes filins, même s’ils sont en Infrangibile, alors que les conditions sont aussi défavorables. Pour compenser, mon jour de repos n’en est alors plus un. Par contre, si c’est le jour de l’aérostat, je n’ai pas le choix, il faut que je sois sur la passerelle. Il n’y a que quand l’aérostat annonce par radiocommunication qu’il ne viendra pas que je ne suis pas sur la passerelle.

Il y a d’autres situations pour lesquelles, je déplace mon jour de repos. En accord avec ma hiérarchie, je peux également me libérer pour certains jours de fête, comme par exemple pour la fête du Grand Merci et décaler mes activités d’une journée. Je sais que je ne trouverai personne ou presque chez soi et ça me permet de profiter moi aussi de la fête.

Quand un décalage dans le ramassage ou la distribution peut être ainsi prévu à l’avance, je dois alors en informer les gens lors de mes tournées précédentes. Mais ils ont l’habitude et ne s’inquiètent pas de ne pas me voir, surtout que si je ne viens pas à cause du mauvais temps, je ne peux pas les prévenir.

J’aime bien me promener pendant mon jour de repos. Une fois par mois, je consacre cette journée à inspecter mes câblages, à réparer quand c’est nécessaire. S’il fait trop mauvais temps, je suis chez moi à tourner comme un lion en cage. Je n’ai alors pour seule occupation de surveiller le poste de radiocommunication pour savoir si des messages urgents arrivent. Normalement c’est mon collègue Sniffy qui s’en charge, mais comme les autres, il ne sort pas les jours de mauvais temps. C’est donc à moi que reviens cette tâche.

Mais s’il fait beau, je profite de ma journée pour aller tout en bas ou tout en haut de la cité. Je ne suis alors plus obligé de me dépêcher pour déposer tout mon courrier. Je prends alors un grand plaisir à flâner, et surtout à employer les passerelles, les téléphériques et autres voies de communication standards. Chaque fois, j’essaye d’employer un itinéraire un peu différent.

Cette promenade est pour moi l’occasion aussi d’aller voir des gens que je vois très peu dans le cadre de ma tournée. Il y a un bon nombre de laissés pour compte qui vivent chichement à Octavie, sans personne pour leur envoyer du courrier et personne à qui en envoyer. Je croise ainsi souvent un groupe de jeunes, un peu voyous. Ils sont obligés de ruser, de voler pour pouvoir se nourrir. Ils me rendent parfois service contre quelques pièces. Tous ne sont pas mauvais et méritent qu’on leur laisse la possibilité de s’en sortir. Certains n’ont simplement pas eu de chance, comme le jeune Miro qui a mal réagi à la chute de son meilleur ami, Jim. Il m’a fait promettre de ne pas dire à sa mère où il est. Difficile de respecter sa promesse quand de l’autre coté sa mère me supplie de l’en informer si je trouvais son fils. Alors, j’ai coupé la poire en deux, j’ai rassuré la mère en lui disant que j’avais vu son fils, mais je ne lui ai pas indiqué le bon endroit afin de laisser à Miro la liberté dont il semble avoir besoin. Mais je surveille discrètement Miro pour m’assurer qu’il ne vire pas trop mal, si jamais je constate un jour qu’il semble vouloir en finir et sauter, je serai obligé de m’en mêler.

Parfois, je vais même sur la montagne, soit en suivant la voie qui part vers l’ouest, soit celle des crêtes vers l’Est. Si jamais, j’ai un message à délivrer à Miranda qui vit là haut, j’en profite, parce que dans le cadre de ma tournée normale, je n’y vais pas. Mais elle reçoit peu de courrier, alors parfois j’y vais même sans rien à y porter. J’aime alors m’asseoir et discuter avec elle. Elle a une manière de sentir ce qui ne va pas chez les gens qui me donne toujours des frissons. Pour moi qui n’aime pas me dévoiler et dire ce que je pense ou ressent, chaque visite chez elle est une mise en danger. Mais, comme Néléa la prophétesse, elle respecte ma volonté de ne pas me voir révéler des choses me concernant. Que ce soit positif ou négatif.

On se limite juste à la pluie et au beau temps. Ou parfois, je lui donne des nouvelles de personnes pour lesquelles elle s’inquiète. En ce moment, c’est la réaction du peuple d’Octavie à la grossesse de Néléa qui la tourmente. Pendant plusieurs mois, cela va laisser un grand vide sur le plan mystique pour bon nombre d’habitants. En temps normal, les pouvoirs mystiques s’équilibrent entre la prophétesse Néléa, la sorcière Miranda, des diseurs de bonne aventure qui pour certains sont des escrocs et pour d’autres ont un vrai don. Et depuis quelques mois, il faut aussi compter avec Dercelo. Elle craint que les octaviens n’attribuent trop d’importance aux mouvements des yoyos de Dercelo. Et c’est dangereux car les messages de Dercelo sont offerts à une foule, là où une seule personne devrait les lire.

Ces yoyos elle les connait bien, car elle a été amie de leur ancien propriétaire, le vieux Bango. Il était un peu fou, et n’aimait pas son nom, préférant qu’on l’appelle le Vieux, car disait-il, il n’avait jamais été jeune. Il avait ces yoyos depuis des années, hérité d’un grand-père qui lui avait enseigné ses secrets. Depuis qu’il s’était pris d’une peur soudaine du vide, il s’évertuait à rechercher un digne héritier de leur pouvoir pour pouvoir enfin quitter Octavie. Ces yoyos se nourrissent de l’essence des gens qui les regardent et se servent de leur manipulateur comme d’un réservoir. Ils ont une grande emprise sur lui, et influent sans qu’il en ait conscience sur ses mouvements. Lui pendant ce temps là est comme vidé de tout. Tant qu’il ne se rebelle pas, il ne lui arrivera rien. Mais si jamais il songe à arrêter, quitter Octavie ou abandonner les yoyos, comme le vieux Bango, il risque d’avoir des gros problèmes.

Depuis que je sais tout cela, je m’arrange toujours pour rester chaque jour quelques minutes là où est installé le jongleur Dercelo. Je suis fasciné par l’attirance qu’il exerce sur les gens qui lisent des présages dans les courbes décrites par ses yoyos multicolores. J’aime les voir s’interroger et réagir à chacun de ses mouvements. Mais je reste prudent car je sais qu’il y a vraiment des présages dans ces mouvements. C’est assez effrayant d’être parmi les rares personnes à en être sûr. J’aimerais prévenir Dercelo du danger qu’il court, mais je n’y arrive pas, la sorcière doit m’avoir ensorcelé pour que je ne révèle rien.

Encore un secret que je dois garder pour moi. C’est parfois paradoxal d’être facteur, de transmettre tant de message mais, en étant le confident de bien des gens, de devoir garder tant d’informations pour soi.
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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 07:02

Projet d'écriture collective des fanes de carottes

Chroniques d'Octavie

Bastien - Deuxième épisode


On en apprend souvent de belles lorsqu’on parcourt Octavie pour distribuer le courrier. De bonnes et malheureusement de mauvaises nouvelles aussi.

L’aadi, jour du passage de l’aérostat, je vois peu de monde en général. Je m’occupe essentiellement du transfert entre Octavie et l’aérostat, et du tri du courrier. Je fais le ramassage des sacs à courrier qui se répartissent dans toute la ville, la veille pour tout avoir sur place et tout trier en même temps. Avant que l’aérostat n’arrive, je sépare intérieur et extérieur : ce qui reste et ce qui part. C’est du travail effectué au local courrier situé, pour des raisons historiques, près de la voie d’accès Ouest, par la crête. Pas grand monde ne se promène par là, le mal de terre est plus fort que tout chez la plupart des Octaviens. Avec la peur de la chute. Mais elle, ils ont appris à vivre avec.

Le lendemain du passage de l’aérostat, le badi, je retrouve les Octaviens pour la distribution du courrier. J’apporte en priorité tout ce qui est vraiment très urgent sur l’ensemble d’Octavie pendant une journée. Ensuite, je m’occupe du courrier extérieur et intérieur collecté sur deux jours. Je vis dans une tente de fonction située dans une annexe de la mairie, en bas de la cité haute. Alors, je me consacre d’abord à cette partie pendant le cadi. Je commence tout en haut, en allant chercher le courrier au local, et progressivement, je descends, de filets en tyroliennes, jusqu’à rejoindre la zone de connexion avec l’ancienne cité. Le dadi, je vais dans la cité basse, je me repose l’eedi, et le fadi je recommence la collecte des sacs.

Notre cycle peut paraître lent pour ceux qui viennent d’autres villes sur le sol, mais nous sommes soumis au rythme des aérostats. Et comme de toute façon, il y a peu de courrier interne, je n’ai pas besoin de relever les sacs plus souvent que je ne le fais. Les Octaviens savent très bien communiquer par d’autres moyens.

 

Comme les uns et les autres n’aiment, en général, pas devoir emprunter le téléphérique ou les nacelles reliant les deux parties d’Octavie, je sers souvent de messager entre la cité haute et la cité basse, d’autant que je peux me déplacer très rapidement. J’emploie pour cela le réseau de tyroliennes et d’échelles de cordes renforcées que j’ai mis en place dans toute la cité grâce à des subventions du « Comité  Directeur aux Plans Quinquennaux visant à l’Amélioration Permanente et Continue des Conditions de Déplacement des Citoyens d’Octavie » (plus communément appelé CDPQ) de l’Administration Centrale. Les câblages sont réalisés dans un matériau très résistant, l’Infrangibil, que nous avons spécialement importé de la cité d’Utopisa, réputée pour la qualité de ses innovations technologiques.

J’ai conçu cet aménagement peu après ma prise de poste : mon prédécesseur était tombé dans le vide, alors qu’il livrait un colis, en glissant sur une déjection de singe sur l’une des passerelles les plus fréquentées, une bien large pourtant, où trois personnes peuvent se croiser sans souci.

Pour pouvoir utiliser ces équipements sans prendre de risque, j’ai mis au point un système d’accrochage sécurisé composé d’une ceinture à laquelle pendent des crochets métalliques possédant un système d'ouverture facile et une grande résistance à la traction. Je l’ai surnommée « Medusa», à cause de tous ces filaments qui pendouillent. L’ensemble est également réalisé en Infrangibil, et je garde toujours au moins un crochet fixé à un point d’attache solide.

Au final, comme il faut être un peu fou et acrobate, je suis le seul à utiliser ce réseau parallèle pour me déplacer. Et c’est aussi grâce à lui qu’il m’arrive d’approcher certaines maisons par le toit pour y livrer le courrier durant ma tournée.

C’est d’ailleurs lors de ce parcours que je suis informé des dernières nouvelles. Sachant que je leur raconte bien volontiers ce qui se passe dans les familles dont ils veulent des nouvelles, les Octaviens ne rechignent pas non plus à me donner des informations pour que je puisse les transmettre.

 

Et c’est comme ça que cadi dernier, en plus de rendre service, j’ai également appris une bonne nouvelle. Je venais d’apporter une offrande d’encens de la part d’une de mes tantes à la prophétesse, tout en bas de la cité, et j’allais dans les hauts quartiers, sur le filet doublé de toile, pour y porter un colis de produits frais “urgents” aux Decidan, la riche famille des marchands ambulants d’Octavie.

Chez les fileuses, j’ai entendu crier à l’aide, chez Muri Duodil. J’ai chassé un petit singe qui était entré dans sa tente et qui était en train de saccager ses avoirs et de les précipiter dans le vide, tout en dévorant ses maigres provisions.

Ces singes en liberté sont une vraie plaie, selon moi. Leur présence oblige les Octaviens à une grande vigilance. Tout doit être au maximum enfermé, accroché, si l’on ne veut pas voir ses affaires cassées ou emportées. Pour le courrier, c’est pareil, celui qui dépose un pli dans un sac doit le refermer en serrant bien le lien pour être sûr qu’un singe ne viendra pas vider le sac.

La toile de tente de la pauvre vieille fileuse étant percée, il n’avait eu aucun mal à entrer. Il faut dire qu’elle n’a plus de famille pour la soutenir financièrement, ni pour réparer chez elle. J’avais sur moi quatre colis, dont un qui contenait des petits pâtés à la viande : celui-là a étrangement été lâché et perdu avant d’arriver jusque chez les Decidan. J’étais bien désolé en arrivant chez eux.

Ils me considèrent toujours de haut quand, toutes les semaines, je leur apporte leurs produits frais “urgents”… même quand le descriptif du contenu m’indique bien que ce sont des conserves. Ces pâtés ne manqueront pas sur les étagères de leur boutique, et ils auront fait une heureuse. Surtout que, malgré sa pauvreté, elle m’a toujours bien accueilli. Parfois, elle m’offrait même des biscuits, quand j’étais apprenti facteur.

De par notre complicité, elle m’a fait savoir qu’une de ses voisines, chez qui je vais très peu, a donné naissance à un fils la nuit précédente. Un beau bébé, en pleine forme, le premier depuis trois mois. Je suis presque sûr que Muri donnera un pâté à la mère pour qu’elle reprenne des forces. Des jours comme celui-là, j’adore mon métier.

 

La veille, le badi, la tisseuse de hamac, Grigienne Neuvian, m’avait demandé de passer une commande de fil de soie d’araignée à la famille Trestino. Elle vit dans la cité haute et les Trestino en cité basse.

J’ai alors informé Grigienne du drame qui a frappé la communauté des fileurs de la cité du bas. Jim, le fils aîné Trestino, était tombé quelques jours plus tôt. Un drame, car la chute n’était pas accidentelle.

Les chutes accidentelles sont monnaie courante et les Octaviens restent très philosophes face à elles, mais là, ce peut être considéré comme un meurtre. Le maire d’Octavie va devoir convoquer un Concile des Anciens pour énoncer un Jugement et permettre à l’Administration Centrale de poursuivre le meurtrier. J’ai donc conseillé à Madame Neuvian de faire preuve d’humanité, de les ménager un peu en étalant la commande et en payant bien.

Je me souviens d’ailleurs de ce jour-là. J’ai vu cet homme rougeaud se déplaçant maladroitement. Il venait probablement de commettre son crime, il paraissait très pressé. Quand on connaît les risques que l’on prend à se déplacer trop vite dans Octavie, un tel comportement attire l’attention. Je l’avais donc suivi du regard tandis qu’il descendait encore et encore. Peu après l’avoir perdu de vue, j’avais aperçu une personne de sa corpulence monter dans un petit aéronef individuel situé au bout d’une passerelle, qui avait décollé et s’était bien vite volatilisé en disparaissant au loin dans la brume, attiré par la gravité. A ce moment là, je m’étais dit que c’était juste un autre de ces gars venant du sol, pas étonnant qu’il soit aussi peu habitué à nos hauteurs et à leurs règles. Mais aujourd’hui, je regrette de ne pas avoir fait plus attention à lui.

Enfin, tout ça, je n’en parle pas aux gens chez qui je passe : ils me parlent d’eux, je ne suis pas là pour leur parler de moi.

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 07:59

Projet d'écriture collective des fanes de carottes

Chroniques d'Octavie

Bastien - Premier épisode


Toutes les semaines, une fois par semaine, le matin tôt, le messager arrive avec son aérostat. On raconte qu’avant il venait par la crête, à pied. Une fois par semaine, comme maintenant. C’était le temps qu’il lui fallait pour faire l’aller-retour jusque la cité voisine. Depuis toujours, c’est un terrestre qui s’en occupe. Nous, les Octaviens, aurions eu le mal de terre à rester ainsi au sol. Déjà en ce temps-là, le messager devait être bien courageux pour parcourir cette distance avec un si précieux chargement : il avait tout de même la responsabilité de tout le courrier arrivant et repartant d’Octavie !

Maintenant, avec l’aérostat, le trajet est plus rapide, ça simplifie leur travail. A moins d’avoir le mal de l’air, ha ha... un messager pour Octavie qui aurait le vertige, je n’ose pas imaginer ! Surtout que, encore maintenant, le messager doit avoir un certain courage. Et aussi le sens de l’équilibre.

L’aérostat n’est pas autorisé à venir au contact d’Octavie : il ne peut pas s’y poser, en cas de fausse manœuvre ses hélices risqueraient de trancher des éléments de la ville. Le pilote du ballon doit orienter ses moteurs face au vent, stabiliser sa vitesse pour se mettre en vol stationnaire pendant que le messager, sur une passerelle située à l’extrémité de l’engin, s’occupe du courrier.

Dans l’histoire, moi, je m’amuse. Je suis chargé de collecter le courrier des Octaviens et de distribuer celui apporté par le messager. Je suis facteur, en fait. C’est amusant d’aller voir les habitants, un à un, de passerelles en filets, de nacelles en tyroliennes… une partie de plaisir ! Je dois être le seul à connaître tous les Octaviens, et à en savoir autant sur eux : je rends de petits services, je donne des nouvelles des uns aux autres, je transmets parfois quelque menu matériel : un biberon oublié, un bouquet de fleurs... Tous m’appellent par mon prénom, Bastien, et parfois par le surnom qu’ils m’ont donné : le facrobatien ! Faut dire que mon prédécesseur ne les avait pas habitués à ce que le courrier arrive en passant par le toit ! 

Je suis aussi la deuxième moitié de l’interface entre l’aérostat et Octavie : je dois expédier et recevoir les sacs. Je m’installe sur une plateforme qui s’avance au-dessus du vide, pour m’éloigner le plus possible des constructions et des filets dans lesquels l’aérostat pourrait s’empêtrer. Il y en a une dizaine comme ça, réparties un peu partout. C’est le pilote qui choisit l’endroit le plus propice selon les nuages et les vents. Moi, il faut que je m’adapte pour me rendre sur la passerelle qui est face à lui. Par temps calme, on va toujours sur la même, celle qui est la plus distante, tout en bas, loin des habitations... toujours pour la sécurité de la ville. Quand ça ne bouge plus, je m’amuse parfois à anticiper le choix du pilote. Avec l’expérience je ne me trompe presque jamais.

Une fois sur place, je me sécurise par un harnais puis je déroule le câble de transfert. Je vérifie que mon extrémité du câble est bien fixée et le messager qui est dans l’aéronef m’envoie l’autre extrémité. A lui de faire le pitre sur la passerelle de l’engin volant pour le rattraper. Une fois que le messager a le câble, il le fixe dans un dispositif spécial qui s’ouvre et le libère en cas d’à-coup violent. Si l’aérostat bouge brusquement, il ne faut pas que cela emporte une partie d’Octavie. L’engin descend alors un peu pour que le dénivelé me permette de faire glisser nos sacs de courrier sur le câble. Une fois cette opération achevée, l’appareil s’élève légèrement pour que les sacs du messager puissent transiter vers moi le long du câble de la même manière, par gravité.

Il y a une sécurité à son extrémité : si jamais le câble se détache de la passerelle de l’aérostat, les sacs sont bloqués par un gros anneau de diamètre plus important que les mousquetons que nous employons pour faire glisser les sacs. A moi alors de remonter à la force des bras le sac qui pend au bout de ma plateforme, en enroulant le câble.

On a beau faire de notre mieux des deux côtés, ça se détache encore de temps en temps. Les jours de vent mauvais, bien sûr. Y’a pas à dire, mais le messager, il a intérêt à faire confiance au pilote en cas de bourrasques. Ça secoue beaucoup de leur côté quand il fait mauvais. Les moteurs, ça ne fait pas tout, et leur ballon est tellement gros qu’il offre une grande prise au vent. De notre côté, il y a trop de trous, l’air traverse. D’accord, le messager a un harnais lui aussi, mais il n’empêche qu’il est sur un engin instable qu’il ne contrôle pas. Je n’aimerais vraiment pas ça. Je n’aurais pas l’esprit tranquille à l’idée d’être attaché à quelque chose qui n’est attaché à rien…

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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 07:12
Le coin de l'invitée :

Un péché mortel : la gourmandise par Shi May Mouty

Depuis longtemps déjà, il courait, haletant, épuisé. Son ennemi était rapide et puissant. Il respirait son odeur sauvage, puante de haine et de fureur. Heureusement pour lui, sa petite taille était un atout et il n’avait pas son pareil pour se faufiler dans les passages étroits. Son poursuivant aux exhalaisons répugnantes était alors contraint de faire des détours qui le retardaient dans cette course pour la vie.

Justement, là, devant lui, une mince ouverture. Il s’y glissa.

De l’autre côté, une vague odeur de moisi stagnait.

Il se recroquevilla dans cet espace restreint et encombré, le museau entre les pattes, le dos arrondi. Il était en sécurité, et son souffle s’apaisa.

Soudain, de nouveau assailli par l’odeur nauséabonde du molosse, il fut saisi d’une peur incontrôlable. Il urina et lâcha quelques petites crottes noires, comme des grains de chapelet. Leur fumet familier le rassura.

Autour de son abri, les aboiements redoublèrent. Il attendit, tremblant. Allait-il être déchiqueté par des crocs aigus ? Allait-il être englouti par cette gueule pestilentielle dont s’échappaient des relents de viandes avariées et de croquettes enrichies en vitamines ?

Mais contrairement à ses craintes, rien de tout ceci n’arriva. Il fut cependant très surpris lorsque son refuge fut soulevé, puis tangua, avant de se stabiliser momentanément. Soudain, de nouvelles odeurs l’agressèrent : vapeurs d’essence et de caoutchouc surchauffé, fumées âcres mêlées à une fragrance boisée.

Il respirait mal. Il était ballotté dans tous les sens de manière brutale ce qui déclencha son effroi. Ses poils courts et raides se hérissaient en crête le long de son échine.

Puis enfin revint le calme.

Ses narines détectèrent une puanteur rance, mélange de relents ammoniaqués, de crottin, d’urine, de fourrage et d’égouts. Il hésitait à quitter son abri quand, quand il fut à nouveau déplacé.

Un long moment, il resta sans réaction. Enfin, il se décida à sortir.

Il se trouvait dans une obscurité totale, sur un sol ferme à odeur de terre sèche. Dilatant ses narines palpitantes, il tourna la tête pour découvrir ce nouvel univers. Ses moustaches sensibles étaient agitées de petites secousses. Il explora les lieux sans se déplacer, uniquement grâce aux effluves qui venaient à lui.

De sa gauche arrivaient des parfums puissants, acidulés et légèrement sucrés de poires et de pommes. Il imagina ses incisives tranchantes cisaillant leur chair tendre après en avoir transpercé la peau lisse et savoureuse.

Il avait déjà vécu dans des lieux identiques et en gardait un souvenir merveilleux et si précis qu’il se mit à saliver. 

Pivotant lentement, il repéra d’autres senteurs. De grandes caisses exhalaient la douceur herbeuse de salades, le piquant soufré de poireaux et, plus désagréable, des choux. Puis lui parvint l’odeur fade d’un tas de pommes de terre. Plus éloignés, à peine perceptibles, stagnaient des remugles de vinasse. Il se détourna.

Il s’était légèrement déplacé pour poursuivre son exploration olfactive quand son cœur fit un bond. Le meilleur du meilleur. Etait-ce possible ? Un parfum délicat et suave de fromage bien affiné, à la pâte molle promettant de couler délicatement dans le gosier, parvenait jusqu’à lui. Il reconnaissait ce bouquet et les délices qu’il pouvait en espérer. Il humait tous ces arômes, les faisait pénétrer dans ses narines, ses poumons et son corps entier. Il titillait ses naseaux et affolait les connexions nerveuses de son cerveau. Quelle béatitude ! Quelle extase !

Comme il avait très faim, il négligea les fruits et les légumes. Ses petites pattes trottant sur le sol dur, il se précipita vers l’objet de tous ses désirs... Et se cogna le nez contre le fin grillage d’un garde-manger bien fermé.

Il avait de l’expérience, il était rusé. Il avait rencontré bien des obstacles tout au long de sa vie, mais là, il n’était plus lui-même. Obsédé par ce régal si proche et inaccessible, il n’était plus qu’un nez prolongé par un estomac agité de crampes douloureuses. Il était fou de désespoir et de faim. Dépité, il tourna, tel un moustique autour d’une lampe. Après moins d’une minute de ce manège, il abandonna toute prudence.

Le fermier, lui aussi, était expérimenté. Il savait que les rats détectent l’odeur humaine et s’en méfient. Il y eut un petit clic brutal, accompagné d’un couinement plaintif. Il avait mis des gants quand il avait posé le piège près du garde-manger, dans la cave. Dans un ultime réflexe de peur, le rat libéra une petite crotte noire odorante.

 

* * *

Une triste fin, pour avoir répondu à l’appel des cinq sens… pour les fanesdecarottes

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 07:21
Le coin de l'invité :
Go on ! par Jean-Lin Fatty

Quel vacarme ! Quel réveil !
Ca vibre, ça roule, ça tangue, ça cahotte, ça tremblote !
Ca clapote ! On dirait qu’il crachote sur la toile. Quel tintamarre !
Ca cahote encore, encore un choc, puis plus rien.
Quel tintouin !
Ca fonctionne, ça ronronne…
Ca sent l’essence brûlée, l’huile chaude, le cuir, la sueur, la peur…
Ca graillonne, ça ronronne…
Dans mon réduit, je suis coincé entre des tubes métalliques recouverts de toile de coton et le dossier d’un siège d’osier.
Doucement, les bruits et les vibrations s’atténuent.
Ca ronronne, ça chantonne…
J’essaie de me remettre de ce brutal réveil. Allongé sur le sol, je peux à peine bouger. La clarté du ciel pénètre chichement dans mon antre. Sous le siège, je peux entrevoir une paire de chaussures de ville. A proximité de l’une des semelles gît un paquet au contenu inconnu. En levant la tête, je ne peux pas manquer deux gourdes qui pendent, accrochées au plafond. Devant ces flacons, une nuque surmontée d’un casque et un col fourré prolongent le dossier du siège. Partant des pédales sous les chaussures, passant sous le siège, courant le long des parois et s’évanouissant dans les ténèbres qui mangent mes pieds, des câbles métalliques longent mon flanc. Chouette cachette !
Ca ronronne, ça bourdonne…
La nuque et le casque disparaissent de ma vue… Mes yeux picotent. Mes paupières papillotent…
Brutalement, le siège est pris de convulsions. Tout s’agite. Le casque entre en danse, un coup à droite, un coup à gauche, et recommence. Puis, la routine reprend son cours. Pour le coup, me voilà tout à fait réveillé. Je me ravigote…
Ca ronronne, bourdonne, chantonne…
Encore une fois, j’essaie laborieusement de changer de position lorsque de violentes secousses viennent perturber la monotonie régnante. Un fétu de paille dans une violente bourrasque… Une feuille morte à l’automne…  Le casque s’agite soudainement. Le fauteuil trépigne. Un violent courant d’air froid parcourt mon réduit. Je sors de ma torpeur.
Ca ronronne, ça bourdonne, ça ronronne…
Pas pour longtemps. J’ai parfois l’impression de me trouver dans un de ces manèges de foire ou des cabines roulent sur des rails, montent et descendent à toute vitesse. Puis tout rentre dans le monotone.
Ca ronronne, ça barytonne, ça bourdonne…
Maintenant, nous sommes dans une très longue, très longue descente. Le casque se penche sur le côté puis disparaît en avant. Maintenant, nous sommes dans une très longue, très longue montée. Quel beau manège ! Ca plafonne.
Ca ronronne, ça ronronne, ça chantonne …

J’ai froid. J’ai faim. Je m’ennuie. Ma mère me manque. Je me suis enfui de la maison il y a maintenant huit jours. Depuis, je traîne dans les rues et je joue au dur. Je vivote... Ma mère me traite comme un enfant et je ne le supporte plus. Je suis un peu chétif et de santé fragile. J'ai cru bon de me cacher dans ce réduit pour la nuit.
Je chantonne.
Mais, qu’est-ce qui se passe ? Voici que le casque et le col fourré ont disparu.  Un violent courant d’air froid me torture le visage et me coupe le souffle. Seraient-ils passés par la fenêtre, aspirés à l’extérieur ? Les chaussures sont encore là, fidèles aux pédales. Ouf ! Dans un sursaut en arrière, mon casque et mon col fourré reprennent leur place et le reste du corps s’écrase contre le dossier, qui avoue sa peine avec des craquements sinistres. Ce n’est pas le moment de dormir ! Quelle frayeur ! J’en oublie momentanément ma faim, mes douleurs…
Ca ronronne, ça ronronne, ça bourdonne, ça chantonne, ça chaconne…
Je viens de trouver un petit canif dans un sac qui traîne à côté de moi. Vite, un petit trou dans la toile.
Ca fonctionne…
Rien à voir. Tout est cotonneux comme dans un nuage.
Tiens, le manège se met en descente en tournant. Deux tours… D’un coup, le bruit cesse complètement.
Ca détonne, ça m’étonne, ça m’impressionne…
Seul un bruit de vent glissant sur la toile émerge du silence ambiant. Le casque se penche sur le côté et crie « L’Irlande, dans quelle direction ? » Pas de réponse. Une vue en un éclair : un bateau, des marins qui agitent les bras. Retour au coton. Toussotements, le vacarme recommence.
Ca refonctionne, ça reronronne, ça rebourdonne…
Mes pensées brumeuses s’envolent vers ma maman. Elle me manque de plus en plus. C’est si agréable d’être un enfant ! Je radote.
Comme un robot, sans conscience, je jette un œil par l’orifice clandestin. Celui-ci m’adresse une jolie carte postale : une digue jetée en pleine mer, un port, des vedettes, une ville, des sœurs jumelles, des parapluies… La fatigue me fait délirer… Il faut que tu te reprennes. De loin en loin, des petites lumières clignotent, dénonçant des villages. Puis, au détour d’un virage, j’entrevois un phare fiché au bout d’une aiguille de fer. Quelques minutes plus tard, des projecteurs nous ouvrent le passage. Des cahots de plus en plus atténués, puis tout s’arrête. Même le vacarme lancinant cesse. On stationne.
Ca ovationne, ça cautionne, ça émotionne, ça canonne…
Les chaussures emportent le casque, la nuque, le col fourré et le grand corps élancé qui les relie.
Ca ovationne, ça passionne, ça déraisonne, ça vibrionne, delirium…
Ca va passer. Ca passe…
Bientôt, il n’y a plus personne.
Je m’actionne, me désemprisonne.
Je saute sur le sol. J’ai faim. Sur la carlingue un calicot mentionne : Spirit of St. Louis.
Je suis le premier gnome, un nain connu pour avoir traversé l’Atlantique par la voie des airs, en passager clandestin.
Go on !

Aéroport du Bourget, le 21 mai 1927.


pour les fanes de carottes

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 07:14
Dans le cadre des fanesdecarottes,

Monstre d'une nuit d'été

 

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Est-ce dans son rêve, ce bourdonnement lancinant ? Il s’agite, et émerge soudain de son sommeil. Il est réveillé.

Non, ce n’était pas son rêve. Le son est maintenant plus aigu, plus faible aussi, mais il est bel et bien présent.

Obsédant.

Il tend l’oreille et essaye de l’analyser. Ce bruit va et vient. Devient plus intense par moment. Il sent poindre un début d’angoisse.

Trouver l’interrupteur serait une solution. Mais la peur est là pour retenir son geste. Dans le noir, il referme ses yeux – fort. S’installe en position fœtale, les mains près de la bouche. Recroquevillé dans le cocon protecteur et la douce chaleur offerte par ses couvertures.

Ne pas pleurer.

Si seulement il ne craignait pas tant le monstre sous le lit, il se lèverait pour éclairer la chambre. Ne pas pleurer. Il se concentre et réfléchit, les sens en éveil.

Ne pas appeler sa mère.

Il se souvient, il y a une lampe de poche posée sur la petite table, près de son lit. Tendre le bras, lancer les doigts en exploration. Furtivement. Prêt à tout ramener vers lui à toute vitesse en cas de contact inattendu.

Touchée.

Il l’a trouvée, il l’a attrapée. Vite rapatriée sous la couette. A tâtons, il cherche le bouton d’allumage. Son cœur bat la chamade. Il écoute à nouveau, tente de respirer plus calmement. Il a la lampe maintenant, ça va aller.

Il appuie.

Rien. Il n’y a plus de pile ? Non, non, il n’y a pas de pile, justement. On lui a expliqué. Il faut tourner la manivelle. Il serre le corps de la lampe, à s’en faire mal aux doigts. L’autre main agrippe la poignée et se met à la tourner. Nouvelle tentative.

Clic !!

Eblouissement. Il porte son avant-bras vers ses yeux. Sur sa prunelle dilatée se reflète alors l’ombre d’un minuscule moustique.

* * *
Une participation zonzonnante pour interpréter une tache d'encre.

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 07:07
Dans le cadre des fanesdecarottes,

Corvée de bois

 

Lorsque j’étais petit garçon, mes parents, mes deux petites sœurs et moi vivions dans une modeste maison. J’étais alors très impressionné par le feu qui s’animait dans la cheminée. Il se nourrissait de divers restes de repas, épluchures et os ainsi que de fagots ou de grosses bûches.

J’allais souvent avec mon père ramasser ces derniers dans la forêt. Un travail d’homme disait-il avec un clin d’œil. C’était l’occasion de faire un pique-nique au milieu de la nature. Et quelques heures plus tard, nous revenions fièrement, lui avec sa huche remplie sur le dos, et moi avec quelques fagots dans les bras. Une fois à la maison, il emportait le tout dans le bûcher, territoire dangereux et interdit. C’est salissant disait ma mère. Il y a plein d’outils, tu pourrais te blesser disait mon père.
Ainsi, lorsqu’il fallait remplir le panier à bois qui trônait à coté de l’âtre, c’était en général mon père qui, seul, se rendait au bûcher. Mais il arrivait parfois que je voie mes deux parents s’y rendre en même temps, panier sous le bras. Ils me confiaient alors la surveillance de mes deux sœurs. Ma mère allait aider mon père à fendre à la hache les morceaux de bois trop gros. La hache étant dangereuse, il nous était alors formellement interdit de les y rejoindre. On entendait alors souvent de grands bruits et quelques cris de ma mère. Leur effort accompli, ils revenaient, en sueur, avec le panier plein de bois pour le feu, arborant souvent une mine réjouie et satisfaite.

Le jour où ils partirent s’enfermer dans le bûcher en laissant le panier suspendu à la cheminée, j’eus quelques doutes sur les motivations réelles de leur destination. Mais, de nature obéissante, je n’ai pu franchir l’interdit pour en avoir le cœur net. Par la suite je me fis plus rare à la maison, mes petites sœurs grandirent et nous oubliâmes totalement ce rituel. Ce n’est que bien plus tard, en repensant à ces moments, que j’en vins à m’interroger sur la nécessité d’être à deux pour couper du bois à la hache.

Aujourd’hui, j’ai à mon tour une famille. Mes deux enfants, mon épouse et moi vivons dans une petite maison confortable. Elle est chauffée à l’électricité, mais nous apprécions de faire parfois un feu dans la cheminée. Nous avons, nous aussi, notre panier en osier posé à côté de l’âtre. Certes, plus de ramassage de bois avec les enfants, nous achetons les bûches et le charbon que nous stockons, tout naturellement, dans un bûcher…. Et nous disparaissons, ma femme et moi, de temps en temps, dans ce bûcher pour fendre quelques rondins… Bien sûr, l’ainée à pour consigne de surveiller son petit frère et de ne jamais pénétrer dans le bûcher. C’est salissant répète ma femme, il y a plein d’outils, c’est dangereux ! dis-je à mon tour.

Jusqu’à maintenant, ça marche à merveille ! Nous n’avons pas encore omis de prendre le panier et contrôlons nos mines réjouies en revenant au salon…

*   *   *

Ce cache-cache répondait à l'appel du Bûcher
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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 07:55
Dans le cadre des fanesdecarottes,

Lecture d'outre-ombre

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*   *   *

Ce chemin de lecture a été dessiné en marge du plan touristique intitulé : "Portraits inattendus de lecteurs"

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