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Film de Roberto Benigni et avec Roberto Benigni, il m'a saisi dès la première image : cet homme qui entre dans un endroit étrange, en caleçon et marcel, ces gens assis dans des rangées, cet orchestre, un pope, c'est une sorte d'église à ciel ouvert... Tout est inattendu dans ce lieu.
Attilo de Giovani se retrouve en train d'épouser une femme, en caleçon...
Attilo est enseignant en poésie et il a deux filles. Il est lui même poête, grand rêveur maladroit et étourdi à toujours chercher sa voiture et à emprunter la veste des autres.
Toutes les nuits, cette femme peuple ses rêves. Toutes les nuits, il se délecte des mots qu'elle lui dit devant l'autel.
Quand enfin, il la voit, c'est pour la perdre aussitôt. Elle connait un de ses amis, Fouad, un auteur irakien. Ce même ami l'appelle peu après pour lui annoncer que Victoria, elle s'appelle Victoria, est à Bagdad avec lui, gravement blessée suite à une explosion.
Attilo se précipite aussitôt vers Bagdad, la guerre, le manque de matériel pour les hopitaux... pour tenter de la sauver.
C'est fou de voir à quel point Benigni arrive à nous faire rire dans des circonstances très graves, et ce avec une très grande sensibilité et une grande pudeur. On oscille entre l'envie de pleurer et celle de rire. Il nous promène aussi de petites et grosses surprises en belles images (visuelles et parlées).
En vrac, ce film parle de poésie, de mort, d'amour, d'espoir, de guerre, de rêve, de folie légère...