Des soldats anglais sont prisonniers des japonnais en Thaïlande. Leur plus haut gradé est le Colonel Nicholson, homme intraitable,
et persuadé de sa grande supériorité par rapport aux japonais. Son attachement aux valeurs de la discipline militaire, a été la raison pour laquelle il a refusé que son groupe se disperse et fuie
lorsque la débâcle a sonné. Il a préféré se rendre à l'ennemi.
Plus tard, lui et ses hommes ont été envoyés par leur geoliers sur le grand chantier de construction d'une voie ferrée. Leur
groupe s'est trouvé employé à la construction du pont qui enjambe la rivière Kwaï.
Par ailleurs, un commando spécial anglais envisage de saboter la voie ferrée.
Dans ce roman, dans la bouche des officiers, les japonais sont décrits comme (je cite quelques mots utilisés) des "sauvages", des
"singes", des "barbares", des "enfants", des "primitifs". Ils sont ridiculisés à cause de leur grande inorganisation, de leur incapacité à construire des ponts solides, et la brutalité du chef de
camp alcoolique est assimilée à une faiblesse dont il aurait honte.
Cependant, le plus marquant est l'absurdité de la situation qui émerge peu à peu : le Colonel Nicholson traite ses soldats plus
mal que les japonais ne le font. Et par obéissance 'mouton-de-panurgique', que sais-je, les soldats courbent l'échine et travaillent.
Au fond, ce livre n'est à mes yeux tendre, ni avec les japonais, ni avec les soldats anglais et leur officiers.
Ce livre est assez prenant, c'est difficile de le lâcher une fois commencé.