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Des livres, des films, des photos, des dessins, des nouvelles, et même un peu de cuisine et de musique... avec de la science-fiction.

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Princesse Mononoke

InSeize

Princesse Mononoke

 

DVD. Film d'animation de Hayao Miyasaki.

Il y a de ça très longtemps, la forêt recouvrait tout, elle était le pays des dieux sous la forme d'animaux géants. Les hommes et les animaux vivaient en harmonie. Puis les hommes sont devenus cupides et ont commencé à détruire la forêt. Il n'est alors subsisté que quelques régions de forêt primaire luxuriante, peuplée d'animaux géants, et de dieux.


Ashitaka fait parti du peuple des Emishi. Ils ont été combattu, tués et pourchassés par l'empire et son gouverneur Yamato plus de 5 siècles auparavant.Ils se sont réfugiés au fin fond du lointain nord-est du pays, et vivent en paix dans un petit village. Un monstre grouillant d'étranges tentacules, un monstre qui laisse entrevoir une allure de sanglier géant, surgit alors de la forêt sous le nez des guetteurs du petit village. Le prince Ashitaka monté sur son élan rouge, Yakkuru, s'interpose alors pour protéger son village, sa soeur et ses amis sur lesquels se précipite le monstre. Mais avant de réussir à le tuer, Ashitaka est contaminé par le mal qui ronge l'animal...


La chaman lui apprend qu'une boule d'acier a été retrouvée dans le corps du sanglier géant, elle lui brisait les os et le faisait atrocement souffrir... c'est cette boule d'acier qui l'a transformé en démon. A son tour, Ashitaka va subir le sort du sanglier géant, le mal va le ronger et finir par le tuer. Il suit alors les conseils de la chaman du village et part vers l'ouest à la recherche de la forêt où vit l'esprit de la forêt, dans l'espoir d'y être guéri par l'esprit de la forêt.

Peu après, il arrive dans un village où des samouraïs massacrent la population. Il ne réussit à s'enfuir qu'après avoir été obligé de tuer deux poursuivants. Peu après, un bonze qui a été témoin de son combat l'approche dans un autre village. Il l'accompagne, et le soir lui parle d'une forêt dans la montagne où vit l'esprit de la forêt, le grand cerf. Là bas, les animaux y sont géants comme dans les anciens temps.

Plus tard, il trouve des hommes au bord d'une rivière. Ces hommes sont tombés du haut de la falaise lorsque deux louveteaux et Moro, la déesse louve, ont attaqué un convoi sur un chemin de la montagne. Ce convoi était conduit par Lady Eboshi. Elle se défend avec des armes à feu, et l'une d'elle blesse la déesse louve.

Ashitaka soigne les hommes, et alors qu'il est au bord de la rivière il aperçoit la déesse louve et ses deux louveteaux. Il voit aussi une jeune fille en train de soigner la louve.

Ashitaka, aidé par les sylvains, les esprits des arbres, traverse la forêt sacrée et ramène les deux hommes à leur village forteresse, qui abrite la forge dirigée par Lady Eboshi.

Lady Eboshi accueille Ashitaka, comme elle a accueilli des lépreux, comme elle a racheté des femmes de maisons closes... c'est une femme de caractère au grand coeur.
Mais Lady Eboshi fabrique des armes, et c'est elle qui a tiré sur Nago, le dieu-sanglier géant qui s'opposait à la destruction de la forêt. Or, Lady Eboshi a besoin de déboiser afin d'étendre la zone où elle exploite le minerai de fer pour fabriquer de l'acier.
C'est elle qui apprend à Ashitaka qui est cette jeune fille élevée par la déesse louve, elle s'appelle San, ou Princesse Mononoke. Elle veut tuer Lady Eboshi car elle détruit la forêt.

Ainsi, les dieux-animaux géants de la forêt souhaitent combattre les hommes pour protéger la forêt, tandis que Lady Eboshi veut détruire les dieux-animaux afin de faire de la forêt un territoire fertile pour les hommes. Ashitaka a du mal à choisir son camp entre son envie de protéger Lady Eboshi car elle mène une œuvre humaniste dans sa forge, et son envie de lutter au coté de la jeune fille, la déesse louve Moro, et du dieux-sanglier Okkoto, pour protéger la forêt.

Et toujours ce mal qui ronge le bras d'Ashitaka et qui s'étend... Saura-t-il, comme il l'a promis à la chaman, garder les yeux exempts de haine face à tout ce qu'il vit, afin d'espérer être guéri?

L'histoire est assez complexe avec de nombreux protagonistes, de nombreux groupes. Je ne vous ai pas encore parlé des samouraïs menés par le bonze qui travaille à la solde de l'empereur, et qui est venu dans la forêt sacrée pour couper la tête du dieux-cerf, et l'apporter à l'empereur puisque ce dieu est possesseur d'immortalité.

Qui de ces forces en présence sera la plus forte? Lady Eboshi, Ashitaka et sa raison, les hommes de l'empereur, les dieux-animaux et la princesse, la haine démoniaque qui ronge et transforme en démon, ou l'esprit de la forêt?

Une nouvelle fois, comme dans Nausicaä de la vallée du vent, cette histoire de Miyasaki est imprégnée d'une fibre écologique. Mais le ton est plus dur que dans Nausicaä, le propos est moins utopiste. Par certaines de ses images, très rudes, très violentes, ce film peut être assez effrayant pour des enfants. Cette dureté était, je pense, un parti pris pour renforcer le sentiment de dégoût face à la haine absurde qui oppose les divers groupes qui s'affrontent. En effet, la guerre est elle aussi très présente, et son absurdité dénoncée. C'est aussi l'industrialisation et la stupidité des hommes qui détruisent la nature dans leur propre intérêt, par avidité, et soif de profit, qui sont critiquées.

Seuls être purs et innocents de l'histoire, les si mignons et enfantins sylvains... ils sont franchement plus sympathiques que les Sylvidres... :)
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I
que c'est beau d'avoir de vrais longs commentaires... <br /> Bon, je ne vais pas le dire trop fort, ça va vexer d'autres personnes qui viennent ici et que même si leurs commentaires sont plus courts j'apprécie beaucoup. <br /> <br /> J'avoue aimer beaucoup tous les Miyasaki. Et j'ai énormément de mal à en désigner vraiment un que je préfèrerais, chacun est différent et a ses propres charmes. <br /> Bon, si vraiment il en faut un, Mon Voisin Totoro, tellement la part de rêve y est grande... à la réflexion, dans Chihiro également. Étrange comme chaque film est dual, avec une part de magnifique et une part de cruelle réalité, dans des proportions variables. Chihiro a la cupidité et la transformation des parents, Mononoké a la violence des chasseurs, Totoro a la mère qui est malade, nausicäa et la guerre, les château ambulant a la guerre aussi, le château dans le ciel on les poursuit... etc. <br /> Il ne reste que Kiki, tout mignon tout plein. <br /> Faudra commencer par celui-là pour le petiot. Mononoké est trop brutal pour un petit enfant.
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S
Le voyage de Chihiro reste, avec Princesse Monoké, mon préféré. Je suis un fan de Miyasaki : richesse des personnages, épaisseur de leur psychologie, décor splendide, poésie larvée dans les détails, univers décalé qui oblige l'adulte à réveiller l'enfant qui est en lui, avec ses peurs, ses joies... Bref, n'étant pas un fan au départ du manga (plus des haïkus ^^), j'ai été complètement bouleversé par ces univers exprimés dans ses dessins animés. Mon fils est encore trop jeune, mais nul doute que je lui ferai goûter l'univers de Miyasaki assez tôt.Autre manga que j'ai adoré, Perfect Blue de Satoshi Kon (1999). J'avais loué ça tout en étant très perplexe... Le début me laissa également dubitatif : l'univers des ados-starlettes japonaises ne m'attire pas a priori... mais j'ai tenu bon et au final c'est un polar très bien construit qui nous brouille complètement l'esprit... avec une réflexion profonde sur la célébrité, sur la réalité, la fiction. Si tu ne l'as pas vu je te le recommande vivement (moins de 12 ans, s'abstenir).Glané sur le net : http://www.krinein.com/manga/perfect-blue-1383.html
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