Sam Nooman travaille sur les champs de courses, en tant que conseiller en placements hippiques. Il parcoure les Etats-Unis de champ de courses en champ de courses avec son fils Billy.
C’est d’ailleurs Billy qui raconte. Il nous explique pourquoi, en étant un peu limité financièrement, il leur est impossible de traverser le Texas : pas de champs de courses au Texas, donc pas
moyen de s’arrêter pour gagner de l’argent. Obligés de traverser d’une traite, sans s’arrêter. Il parle des fois où son père (Pop) ne peut pas s’occuper de lui pendant quelques semaines ou mois
et où il est alors placé dans un foyer. C’est d’ailleurs à cause d’un foyer et du Texas que Billy et son père décident d’aller vivre chez l’Oncle Sagamore.
Sur place, pour animer un peu les lieux, il y a de grands bacs qui dégagent une odeur pestilentielle, il y a Finley, le frère de l’épouse de Sagamore, un ancien prédicateur devenu fou, et il y a
le shérif ou ses deux adjoints qui débarquent subitement. Pop et l’oncle sont aussi doué l’un que l’autre coté bagou et entourloupe pour cacher à Billy ce que l’oncle fabrique vraiment à la
ferme.
C’est alors que Sam croise le Docteur Séverance qui cherche un emplacement pour camper avec Mrs Harrington, qui, parait-il, est anémique. Le Docteur semble un peu nerveux, et demande une grande
discrétion parce qu’ils se cachent de journalistes qui recherchent Mrs Harrington. Moyennant finance, Sam et Sagamore les laissent s’installer pour camper un peu à l’écart sur le terrain de la
ferme. Si seulement Billy leur avait parlé du liseron…
Le ton naïf de Billy et les bobards que racontent aussi bien Sam que Sagamore ou le Docteur sont un réel plaisir à lire. L’auteur manie très bien l’humour et l’ironie.