Il était temps que je me décide à lire à nouveau un roman "classique". J'ai cette fois jeté mon dévolu sur la littérature fantastique, avec Frankenstein - ou le Promethée moderne - de Mary
Shelley.
Ce roman est construit comme une poupée gigogne. Le récit qui inclut le récit qui inclut le récit. Cette manière de faire, fait étrangement écho à
Malpertuis de Jean Ray que j'ai lu peu avant celui-ci.
Un jeune homme, Robert Walton, décide de partir en exploration pour atteindre le pôle nord. Il écrit d'abord des lettres adressées à sa soeur Marguerite. Puis, une fois sur le bateau qui l'emmène
vers le Nord, il poursuit ses écrits sur un journal, toujours en parlant à sa soeur. Il y raconte sa rencontre avec Victor Frankenstein. Première poupée.
La deuxième poupée est le récit que fait Frankenstein à propos de celui qu'il appelle "le monstre", ou "le démon"... sa créature. Nous découvrons alors l'aspiration qui l'a mené à donner vie à
cet être, et les conséquences que cela a eu.
Au milieu de ceci, on atteint la troisième poupée, car Victor détaille un échange qu'il a eu avec sa créature. Le "monstre" lui a alors décrit sa vie et sa vision des choses.
Mais cette poupée "monstre" n'est pas visible longtemps, car Victor reprend ensuite son récit. Quand Victor se tait, c'est Rober Walton qui parle à nouveau pour clore le récit.
Dans le roman, le monstre est assez peu décrit. Mais il est difficile de détacher de son esprit l'image qui a été imposée par les films. Ici, on sait simplement qu'il est hideux.
La description de l'apprentissage m'a paru maladroite, peu crédible. Le début du récit m'a semblé long à se mettre en place. Mais en dehors de ça, le récit, bien que dans une langue avec
des tournure un peu "dépassées" se lit très aisément (ce qui n'est pas toujours évident chez les auteurs dont l'écriture est un peu datée).