Elles sont là. Elles demeurent là.
La mère, La Varienne.
Sa fille, Luce.
La Varienne est qualifiée d'"abrutie". Elle ne raisonne pas, elle ne parle pas, elle ne communique pas vraiment non plus. Mais sa fille est tout pour elle : elle s'occupe d'elle, est est là pour
elle. Elle mordrait pour la défendre.
Luce vit avec elle et comprend ses non-dits, ses intentions. Elle est attachée aux gestes quotidiens de sa mère, qui sont pour elle comme des marques d'affection.
Elles sont l'une pour l'autre. Profondément liées.
Mais vint le jour où, dans le village, on voulut que Luce aille à l'école. Il y a eu cette institutrice, Melle Solange.
Un récit très court. A l'économie de mots. Des phrases très courtes pour exprimer des idées simples et brutes. Une transposition du dénuement du mode de vie et de pensée des personnages dans les
mots.
Un récit plein d'émotion.