Des livres, des films, des photos, des dessins, des nouvelles, et même un peu de cuisine et de musique... avec de la science-fiction.
Nous voilà projetés là où l’herbe est rouge, où le ciel, si bas que l’on peut le frôler pour le renvoyer à l’infini, luit sans bruit… Le style mâtiné de poésie, d’étrange et d’absurde de Boris Vian est installé confortablement dans un fauteuil et se distille à petites gouttes sous nos yeux ébahis : « Par la fenêtre, on voyait les longues traînées de larmes du crépuscule sur les joues noires des nuages. »
Je suppose quand même que l’on est sur Terre. Mais c’est à se demander.
Wolf, le savant, et Saphir Lazuli, son mécanicien, mettent au point une machine. On ne sait pas trop bien à quoi elle va bien pouvoir servir, mais Wolf souhaite l’essayer dès qu’elle aura été inaugurée. Lil, la femme de Wolf, et Folavril, l’amie de Saphir, assistent à la fin des préparatifs, tandis que Wolf est intrigué par l’apparition et la disparition subite d’un personnage, ombre floue… .
Récupéré un peu par hasard en Suisse sur un coup de tête. J’avais souvenir de "L’écume des jours" qui m’avait plu, et de "L’arrache cœur" qui m’avait beaucoup moins
plu… Alors, j’étais très tangente quand à ce livre. Mais je les avais lus tous les deux il y déjà au moins 10 ans, les souvenirs se brouillent. Finalement, c’est un livre que je ne regrette pas
d’avoir emporté et je viens de décider que j’allais relire les deux autres pour me les remettre en tête.
PS :
C’est étrange comme les souvenirs déforment les choses, j’étais persuadée de ne pas avoir lu l’herbe rouge, mais bel et bien l’arrache cœur. Et voilà que je croise sur le rayonnage familial, à coté de l’écume des jours, non pas l’arrache cœur, mais effectivement l’herbe rouge… Il faut bien croire qu'il m’avait déplu au point que je ne me souvenais même plus de son contenu.