Tout commence dans une ambiance sombre. Que du gris, que du noir dans cette aciérie qui vient de fermer. Plus d'éclat rouge du métal en fusion. Le haut-fourneau vient d'être vendu aux chinois. Ils sont là pour le démonter.
Vincenzo Buonavolunta est le responsable de la maintenance, il le connait sur le bout des doigts ce haut-fourneau. Et il sait qu'il y a un défaut, quelque chose qui peut être dangereux, mais il n'a pas encore mis le doigt sur l'origine exacte du problème. Il décide de prévenir le responsable chinois du démontage du haut-fourneau.
Quelque temps plus tard, ça y est, il sait ce qui ne va pas, mais c'est trop tard, le haut-fourneau est déjà démonté et les chinois repartis. Il décide alors de partir pour la Chine pour apporter la pièce à changer.
Nous assistons donc à son périple à travers la Chine avec son interprète, Liu Hua. Le film vit donc avec ces deux personnages, et la quète d'une aciérie dont ils ne connaissent même pas la localisation. De contact en contact, de transports en transports, de découverte en découverte, de villes en villes... l'italien apprend à mieux connaître et comprendre son guide et également la Chine.
Deuxième plongée en Chine en l'espace de quelques jours. Cette fois aussi le contraste entre les différentes Chines est très palpable : les grandes villes et leurs immeubles luxueux de bureau avec ascenceur dénotent à coté d'immeubles d'habitation où s'entassent les gens, la haute technologie s'oppose à l'artisanat traditionnel...
C'est un film italien. En VO les dialogues en chinois ne sont pas traduits. Nous n'avons la traduction que des conversations en italien entre Vincenzo et son interprète Liu Hua. On se sent donc totalement perdu comme peut l'être le personnage de Vincenzo face à la barrière de la langue.
Encore un véritable dépaysement où l'on prend le temps de contempler le paysage et les gens.