Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Des livres, des films, des photos, des dessins, des nouvelles, et même un peu de cuisine et de musique... avec de la science-fiction.

Publicité

L'étoile imaginaire

Tout commence dans une ambiance sombre. Que du gris, que du noir dans cette aciérie qui vient de fermer. Plus d'éclat rouge du métal en fusion. Le haut-fourneau vient d'être vendu aux chinois. Ils sont là pour le démonter.
Vincenzo Buonavolunta  est le responsable de la maintenance, il le connait sur le bout des doigts ce haut-fourneau. Et il sait qu'il y a un défaut, quelque chose qui peut être dangereux, mais il n'a pas encore mis le doigt sur l'origine exacte du problème. Il décide de prévenir le responsable chinois du démontage du haut-fourneau.
Quelque temps plus tard, ça y est, il sait ce qui ne va pas, mais c'est trop tard, le haut-fourneau est déjà démonté et les chinois repartis. Il décide alors de partir pour la Chine pour apporter la pièce à changer.
Nous assistons donc à son périple à travers la Chine avec
son interprète, Liu Hua. Le film vit donc avec ces deux personnages, et la quète d'une aciérie dont ils ne connaissent même pas la localisation. De contact en contact, de transports en transports, de découverte en découverte, de villes en villes... l'italien apprend à mieux connaître et comprendre son guide et également la Chine.

Deuxième plongée en Chine en l'espace de quelques jours. Cette fois aussi le contraste entre les différentes Chines est très palpable : les grandes villes et leurs immeubles luxueux de bureau avec ascenceur dénotent à coté d'immeubles d'habitation où s'entassent les gens, la haute technologie s'oppose à l'artisanat traditionnel...

C'est un film italien. En VO les dialogues en chinois ne sont pas traduits. Nous n'avons la traduction que des conversations en italien entre Vincenzo et son interprète Liu Hua. On se sent donc totalement perdu comme peut l'être le personnage de Vincenzo face à la barrière de la langue.

Encore un véritable dépaysement où l'on prend le temps de contempler le paysage et les gens.
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
I
Il y a vraiment de quoi adorer. Merci pour la visite. Votre regard double sur les film est toujours appréciable.
Répondre
B
On avait adoré !C'est visiblement avec amour que Gianni Amelio filme les usines et les aciéries, devenues si rares au ciné aujourd'hui.Dans ce décor industriel, c'est un film à trois personnages : l'italien, la chinoise ... et la Chine. Chaque nouvelle scène apporte son lot de découvertes et ote une pelure de l'oignon : on goûte avec plaisir à des personnages de plus en plus riches et complexes.
Répondre