Courrez-y s'il passe encore chez vous! C'te baffe dans la tête! Vérité toute crue, viande froide, finement truffée de balles, et balancée aux crocodiles (non, ce n'est pas une scène du film, mais ça aurait pu!).
Fils d'immigrés qui ont quitté le régime soviétique installé en Ukraine, le narrateur, n'était pas prédestiné à devenir marchand d'arme (trafiquant, le terme lui plait pas, alors on va pas le fâcher). Et pourtant...
Et le pire, c'est qu'à ce commerce, il est bon! Sans scrupule, et au fil des événements politiques qui ont secoué le monde (guerre froide, conflits au Moyen-Orient, en Afrique...) au cours des 30 dernières années, il récupère des stocks d'armes et les revend allègrement.
Plus le temps passe, plus il est organisé et équipé pour mener son commerce au nez et à la barbe des autorités locales et d'interpol.
Le ton du narrateur et quelques petites phrases bien senties par-ci par-là font une bonne part de l'attrait du film, en plus de la dénonciation sauvage du système et de tous ses rouages.
On a le droit en plus à la démonstration de l'usage d'un certain nombre de joujoux basés sur le principe consistant à projeter dans un cylindre et à grande vitesse un petit objet métallique par un procédé simple appelé explosion.
Et à ne pas manquer en arrivant en retard, le générique de début, et entre autre la fameuse petite phrase que juste pour le plaisir, et parce qu'elle m'est restée en tête je vous livre (approximatif): "1 homme sur 12 possède un flingue. Ce qui est intéressant c'est de savoir comment armer les 11 autres."
Ce serait un peu creux s'il n'y avait par là dessus une histoire qui venait se greffer, et il y en a une... j'vais pas en dire trop, ça va gâcher la découverte du truc...