Pour commencer quelques infos:
- Shane Black est le réalisateur de l'Arme Fatale
- Son nom apparait dans le titre parce qu'un film s'appelant Kiss Kiss Bang Bang est déjà sorti en France.
J'en viens maintenant au film en lui même. Harry est un petit voleur minable. Il est en train de visiter un magasin de nuit avec un complice lorsque le système d'alarme est déconnecté par un geste malencontreux. Bref, le coup foire et voilà nos deux gus à cavaler comme des lapins, la police à leur trousse. Dans cette fuite éperdue, son complice se fait descendre.
Lui s'en sort car le hasard le mène à entrer dans la salle où se déroule un casting pour un polar. On lui colle le texte entre les pattes, un texte qui colle à la peau de ce qu'il vient de vivre. Il n'a pas beaucoup d'effort à faire, avec une balle dans le bras et son complice étalé dans une ruelle, pour jouer ce rôle car, en fait, il ne joue pas.
Le jury est convaincu par sa prestation et l'engage. Il est invité à une soirée à L.A., et doit y rencontrer un détective privé, Perry, afin que celui-ci le coache pour le préparer à son rôle. Lors de cette soirée, il rencontre aussi une comédienne débutante, Harmony.
A partir de là, tout s'enchaine. Dès le premier soir, le détective et son apprenti se retrouvent avec le cadavre d'une femme sur les bras et deux tueurs aux trousses... Le même cadavre réapparait le lendemain dans la douche de la chambre d'hotel de Harry. En plus, la soeur de Harmony se suicide, mais Harmony pense qu'il s'agit d'un meurtre. Comme Harry s'est fait passer pour un détective auprès d'elle, elle lui demande de l'aide. En plus on découvre qu'Harmony et Harry sont amis d'enfance.
Non, non, non... je raconte n'importe comment là!! C'est plat, c'est linéaire... pas dans l'esprit du film. Il y a de l'action, de l'humour (surtout du noir, du grinçant : on rit de choses horribles mais vu la manière dont c'est présenté on peut pas s'en empècher), un montage original, un rythme parfois effréné, un langage parfois cru ... et ça vire parfois au délire. Il y a plusieurs scènes assez marquantes et un joli pied de nez à la fin.
Et puis, le film est comme un roman policier où le héros est le narrateur, mais pas tout à fait non plus. D'un coté, ça fait penser à certains polars noirs avec le détective à chapeau mou qui fait la narration. En plus, le film est divisé en chapitres, comme un roman, chaque chapitre étant un jour. Mais d'autre part, la narration se permet des petites folies. Le début du film est truffé de retours en arrière : c'est tout mélangé à la façon de Pulp Fiction. On se ballade dans le temps pour poser les bases du film. En plus, le narrateur n'est pas un héros, c'est un antihéros : il s'auto-critique, se permet des blagues ironiques et n'hésite pas à interrompre le film lorsqu'il se rend compte qu'il a oublié de parler du robot.