Ca commence fort :
"C'est laid une ville la nuit. C'est laid la nuit. C'est laid la ville. Plus elle est grande, plus elle est vile."
Ca continue avec le verbe argotique et fleuri d'un chauffeur de taxi, Joseph, dit Jo le Taxi, et on découvre bien vite le cadavre d'un jeune qui vient de fuguer de son orphelinat.
C'est alors que Gabriel, dit Le Poulpe, entre en action. Il flaire un truc pas clair dans l'arrestation d'un sans abri trop imbibé pour tenir debout... comment aurait il pu étrangler le fugueur?
Dans ce livre, outre une jolie collection de bières et d'aphorismes, l'auteur nous sert quelques petits formules bien trouvées.
Juste un exemple pour la route, c'est frais comme une bière blanche belge : (le poulpe parle)
"Tu vois, un jour j'ai pété les plombs et depuis, je ne trouve plus de fusible à ma taille. Alors forcément il m'arrive de faire quelques conneries mais rassures toi, je les regrette jamais."
Quand le poulpe veut faire peur à un mec qu'il interroge, il n'y va pas par 4 chemins.