Le narrateur voyage en Inde à la recherche de son ami, Xavier Janata Pinto, qui y a disparu depuis un an. Chaque chapitre est une étape. On saute d'étape en étape, ce qui est intermédiaire est tu. Il voyage aussi un peu dans ses souvenirs.
Ce livre est très descriptif. Description des lieux de séjour, principalement des hôtels, du petit truc minable au grand hotel de luxe. Il aime décrire les différents réceptionnistes, les différentes salles des restaurant des hôtels. Description de certains aspects de la culture de l'Inde. Description des rencontres qu'il fait avec des gens parfois très surprenants.
L'action est lente... si tant est qu'on peut parler d'action. On est beaucoup dans l'immobilisme, à une table, à une terrasse, dans un bus...
On se laisse entrainer, promener... certains détails parfois nous font nous poser des questions sur la consistance de ce voyage. Où nous emporte t'il? Il cultive une certaine ambiance du bizarre. D'ailleurs, étrange cette mise en abyme finale...
C'est le premier roman que je lis de cet auteur dont la quatrième de couverture dit "Tabucchi, pour qui l'existence elle même est un malentendu, est un auteur jusque là inconnu à lire absolument. De tous les écrivains apparus sur la scène littéraire italienne ces dix ou douze dernières années, Antonio Tabucchi est sans doute le seul dont on puisse affirmer d'emblée, et d'autorité, au nombre des classiques de notre temps."
Oui... ça se lit bien, mais de là à le placer au panthéon des plus grands auteurs de ces derniers temps, n'exagérons pas! C'est pas mal ficelé quand même, n'allons pas dans l'excès inverse non plus!