Japon
Ce livre est le deuxième tome du récit de Eiji Yoshikawa sur la vie du samouraï Miyamoto Musashi. Après «
La pierre et le sabre »,
il s’agit donc de la suite de ses aventures et de ses voyages à travers le Japon avec ses différents compagnons de route.
A la fin du tome précédent, on avait laissé Miyamoto Musashi en compagnie d’Otsû, une jeune fille originaire de son village natal qui l’a suivi sur la route, et de Jôtarô, son apprenti. Et c’est
sur la route que nous les retrouvons tous les trois en ce début de tome. Mais très vite, l’action reprend. Profitant que Musashi marche loin devant, Matahachi, l’ancien compagnon de combat de
Musashi, fait son apparition et enlève Otsû en assommant Jôtarô. C’est une nouvelle séparation.
Dans ce tome, Musashi va faire de nouvelles rencontres, prendre un nouvel apprenti. Il y a aussi des combats contre de nouveaux et d’anciens ennemis rencontrés au fil du voyage.
Son enseignement de l’art du combat et l’acquisition de sagesse vont aussi se poursuivre. On constate d’ailleurs que le personnage a mûri et mène une réflexion plus poussée face aux choses –
peut-être aussi car la présence de l’apprenti le mène à s’exprimer sur sa manière d’envisager l’existence et sa voie du sabre :
"
[…] l’œuvre du samouraï ne se limite pas au champ de bataille. Le sabre est son âme. Pratiquer cet art, c’est affiner et discipliner sn esprit. Dans le sens le plus large, le sabre
constitue la base de tout entrainement militaire, quelques désavantages qu’il risque d’avoir au combat. Si l’on maitrise la signification profonde de la Voie du Samouraï, la discipline peut
convenir à l’usage de la lance ou même des armes à feu. Si l’on connaît le sabre, on ne commet pas de fautes stupides, on ne se laisse pas prendre au dépourvu. Les applications de l’art du sabre
sont universelles. "
Malgré son épaisseur qui peut paraître impressionnante, ce deuxième tome se lit aussi aisément que le premier. Chaque chapitre se lit comme un récit complet si bien que l’on peut aisément fermer
le livre à a fin d’un chapitre, le poser et le reprendre plus tard sans avoir perdu le fil de la narration.